Deux communes, ce n’est pas mieux qu’une commune « deux en un » ?

En parlant dans l’absolu, la commune de Tifra demeure, à bien des égards, à la traîne du développement, en dépit des efforts entrepris depuis des lustres. Ceci est dû en grande partie au gigantisme qui lui est propre (de par son étendue géographique) et qui se schématise, par son extension en deux douars.

Les habitants respectifs, qui sont de plusieurs milliers, souhaitant tous des structures de base efficientes et surtout beaucoup plus proches des villages, la revalorisation de celles déjà existantes, l’adoption effective d’un programme de développement en adéquation avec les spécifités de chacune des deux zones géographiques, dans le but de créer des activités en relation avec l’économie (donc avec l’emploi) pour tenter d’absorber autant que faire se peut, le chômage frappant de plein fouet la totalité ou presque de la jeunesse de toute la commune.

Si l’on admet, que « les deux communes Ikadjane et Tifra »sont administrativement créées, l’on arrive à la conclusion que « les deux nouvelles collectivités » auront toutes les chances de quitter le fond du tableau occupé par « la commune-mère » à savoir Tifra en compagnie des communes les plus pauvres, pour un meilleur classement.

A vrai dire, il n’y a pas un seul habitant de l’actuelle commune de Tifra, quel que soit son village, qui reste inensibilisé sur cette question, et ce par la réalité vécue au quotidien dans cette collectivité.

En plaçant, toujours dans l’absolu, le véritable développement des deux douars Ikedjane et Tifra et pour ne pas laisser place aux arguments entravant par leur carence en justesse, car s’agissant de se soustraire à un terne destin pour suivre la voie d’un autre s’annonçant promoteur, l’on ne peut échapper à l’éventualité d’instituer deux communes suivant les deux douars composant la commune-mère Tifra ; le plus tôt sera le mieux.

D’ailleurs, d’aucuns à l’échelle locale, reconnaissent l’utilité d’un nouvel découpage administratif en vertu duquel, naîtront deux nouvelles commune, à partir des deux douars déjà cités, pour ainsi concrétiser l’essor escompté.

Nadour Youcef