l Les oiseaux migrateurs ont refait leur apparition dans la vallée de la Soummam, presque aussitôt égrenées les premières journées automnales. Réagissant au raccourcissement des jours et aux chutes des températures, la grive et l’étourneau ont donc quitté leurs quartiers d’été des régions du Nord pour gagner nos latitudes marquées par des conditions climatiques plus tempérées et l’abondance de nourriture en arrière-saison.
Quoiqu’ayant son importance, le facteur alimentaire ne semble pas être déterminant dans la migration de ces passereaux dont l’horloge biologique est calquée sur la périodicité des saisons.
Les volées de passereaux qui ont commencé à coloniser nos montagnes et nos prairies constituent un gibier de prédilection, suscitant la convoitise des amateurs de chasse.
Piégés de diverses manières, ce braconnage outrancier représente la plus redoutable des prédations que les emplumés encourent, en ce sens que des dizaines de milliers d’individus en font les frais.
Les oiseaux sont déjà passablement malmenés par les changements climatiques, la pollution sous toutes ses formes, la destruction de leur bistope qui s’amenuise comme peau de chagrin et la raréfaction de la nourriture. Une fois la belle saison revenue, le temps pour ces passagers des airs, voyageurs au long cours de regagner leur berceau européen, les colonies d’oiseaux se retrouvent amputées d’une bonne partie de leurs contingents.
Nacer Maouche
