Depuis l’entame du mois de jeûne, c’est tout un phénomène sociétal appelé à durer tout un mois qui s’est enclenché… Le centre-ville où existent plusieurs commerces, dont le souk, connaît une concentration humaine digne de quelque cité urbaine nippone aux horaires de pointe. Avec l’abondance des produits de consommation, les commerces débordent sur le trottoir, le long de l’avenue principale, mieux exposée aux regards des éventuels clients… Les vendeurs de zlabia font florés, et pour cause, ce genre de sucrerie demeure très prisé malgré son prix qui a atteint 70 DA la livre : c’est que le prix des ingrédients servant à la préparation de ce met succulent ont augmenté en flèche ! En arrière-plan, les mendiants prennent place au bord des trottoirs, mais se font remarquer par leurs prières pour quémander… Tous ceux battant le pavé sont à l’étroit, marchandises par ci, voitures en stationnement par là, certains passants préfèrent marcher sur la chaussée… Le pouvoir d’achat de beaucoup de ménages déjà érodé, est aggravé par les frais de la rentrée scolaire ; Beaucoup se rendent en simples flâneurs au souk ; dans le meilleur des cas, l’on visite d’abord tous les étals avant de se décider à n’acheter que l’essentiel… Légumes, fruits, viandes ; ce ne sont pas les marchandises qui manquent, mais d’aucuns semblent venir en « touriste », autrement dit, juste pour « se rincer l’œil ». A titre d’exemple, les raisins, pourtant de saison, sont cédés à 80 ou encore 85 DA, et beaucoup les trouvent « verts » à défaut de pouvoir se les offrir.
La viande congelée, beaucoup moins chère que celle fraîche, est très recherché… En revenant au souk ; un espace improvisé, à l’occasion, en poissonnerie, attire plus de clients.
La sardine ou « la viande du pauvre » comme la nomme certains, est cédée selon son espèce, à un prix plus abordable.
Ramadhan suit son cours, et en même temps, c’est le compte à rebours avant l’arrivée du jour de l’Aïd, ayant aussi la particularité d’être un événement religieux onéreux.
Youcef N.
