Les oueds de la commune pollués

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Il est loin le temps où les rivières de la région constituent un véritable lieu de détente et de villégiature pour la population locale et pour de nombreuses personnes des communes limitrophes. En ce temps béni, les rivières de Tifra font office de lavoirs, de plages, de pêcheries, de fontaines… elles rendaient un énorme service aux populations tant dans le domaine agricole que variés.

On en comptait même plusieurs moulins plantés sur les rives de ces oueds et qui fonctionnaient à l’énergie hydraulique.

Maintenant, ce temps est complètement révolu. Aujourd’hui, les quatre oueds que comptent la commune (Ibouraine, Amizab, Aherdhouv et Anzeymou) sont dans un piteux état. Totalement défigurés par les multiples agressions dont ils ont fait l’objet, ces rivières constituent un véritable danger à l’hygiène publique. Elle croulent sous l’amoncellement d’ordures ménagères et de gravats, de grignons d’olives et de détritus de toute sorte.

Des odeurs nauséabondes s’y dégagent et une multitude d’insectes nuisibles y pullulent. Ces oueds ont un besoin urgent d’être réhabilités. C’est l’économie de la région qui en sortira grandie. Ailleurs, sous d’autres cieux, on fait de la réhabilitation et de la renaturation des cours d’eau presque une politique nationale. Chez nous la salubrité des cours d’eau n’a peut être jamais constitué un souci pour les responsables.

En tout cas, comme dit le proverbe : il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Boualem B.

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