Lounis : grandeur et sagesse

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Pour cette première quinzaine du mois de ramadhan, où un riche programme s’exécute à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri, le seul espace d’ailleurs où trouver de l’animation, le gala de Lounis Aït Menguellet a fait vraiment exception à la règle.

Dès la rupture du jeûne, des dizaines de familles se sont agglutines dans la salle de la Maison de la culture Mouloud Mammeri pour y suivre le concert du maître kabyle du verbe fin, aux mélodies du terroir.

La présence remarquable des services de sécurité, a permis le déroulement serein de l’évènement, facilité par la bonne oganisation du personnel de la Maison de la culture,Ould Ali El Hadi qui veille au détail près à un regard vif sur le moindre détail.

La prestation du sage a été un total succès au grand bonheur pour tous ceux et celles venus écouter, plutôt apprendre la sagesse émanant de l’enfant d’ighil Bouammas sur les hauteurs de Kabylie, lieu de prédilection de Lounis.

L’artiste fait son entrée sur scene sans le moindre retard. A 21 h, l’annonce est donnée que Aït Menguellet “ne tardera pas à vous bercer,” a suscité un vilerant enthousiasme dans la salle. En écoutant le sage chanter, il ont sent une détente morale et physique, c’est du moins l’avis le plus partagé par les nombreux fans qui ont effectué le déplacement de tous les coins et recoins de la Kabylie en dépit certaines contraintes.

C’était un répertoire diversifié qu’a arrêté Lounis pour la soirée, puisant des produits de ses débuts de carrière en passant par ceux « médians » pour ensuite fredonner les toutes nouvelles prouesses artistiques du dernier album.

Cette façon de faire du génie du verbe kabyle, ingénieuse méthode de balayer le plus largement possible les goûts présents dans la salle : vieux jeunes couples, familles ont tous trouvé leur compte dans l’harmonie poétique et musicale fournie par Aït Menguellet, qui paraissait débordant d’énergie avec un look très rajeuni, de quoi donner sans cesse de l’espoir à ses nombreux administrateurs. Il a réussi magistratement son approche vis-à-vis de son nombreux public tout au long du spectacle. Sa prestation durant trois heures fut magistrale, comme à son habitude.

Il rééditera la même chose le lendemain avec toujours une salle pleine à craquer.

Il faut signaler que lors de l’entracte, le poète Slimane Belharret, qui a su par ses poèmes faire de la réhabilitation historique et un hommage appuyé à Aït Mengellet pour ses 40 ans de succés, plutôt de service au profit de la culture algérienne et kabyle.

Khaled Zahem

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