Le diktat des marchands ambulants

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Durant ramadhan, c’est la règle, il faut attendre la fin de la matinée pour voir la ville se réveiller et s’animer, surtout au niveau des marchés. En effet ce n’est qu’à partir de 11h que les boutiques, les commerces en tous genres particulièrement, ceux d’alimentation générale, ouvrent peu à peu.

Mais là où l’agitation se fait le plus remarquer, c’est autour des marchés couverts avec la multitude de marchands ambulants, de jeunes chômeurs qui investissent le marché parallèle, des gamins exclus de l’école et qui tentent ainsi d’apporter un petit plus à des parents déshérités.

Ces marchands ambulants et autres revendeurs se sont multipliés depuis le début du ramadhan, tout est bon à vendre pendant cette période, n’importe quoi, n’importe comment, peu importe, c’est juste une occasion de gagner de l’argent.

Ces vendeurs sont omniprésents, étalant à même le sol leurs marchandises, parfois de la vaisselle, des ustensiles en plastique, des vêtements, des affaires scolaires… Cette situation désolante provoque souvent des conflits, mais aussi des bagarres entre revendeurs, chacun défendant avec agressivité son carré de trottoir.

Les commerçants dotés de registres réclament quant à eux de la part des autorités une intervention car s’estimant pénalisés par cette “concurrence déloyale”. Les jeunes vendeurs, eux se défendent en expliquant qu’ils n’ont que cela pour vivre et que cela vaut mieux que de voler ! Deux mondes qui, l’un comme l’autre, tentent de vivre décemment et de se faire une petite place au soleil.

Smaïl Chenouf

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