Si au lendemain de l’Indépendance, la région d’Aït Yahia Moussa qui a payé un lourd tribut durant la guerre de Libération nationale n’avait aucune école, aujourd’hui, c’est la satisfaction générale, car chaque hameau pour ne pas dire chaque village a son école primaire. On nous a même appris que certains établissements de ce genre vont fermer à l’exemple de l’école réalisée à Tarikht qui n’a jamais ouvert ses portes faute d’enfants scolarisés.
La satisfaction est surtout dans l’enseignement moyen. La municipalité d’Aït Yahia Moussa a bénéficié de la réalisation de quatre collèges. Le premier est l’école primaire du chef-lieu transformée en urgence en CEM. Aujourd’hui, ce collège qui avait en son sein plus de mille trois cent élèves commence enfin à « respirer ». La construction du collège de Tafoughalt à la fin des années 1980 a pallié à cet effectif pléthorique. Au début des années 2000, un autre CEM a vu le jour à Tachtiouine si bien que tous les collégiens des villages du versant ouest au chef-lieu ont été orientés. Enfin, c’est le versant est qui a son collège.
Ce dernier a été réalisé à Lallalen. Du coup, les élèves issus des écoles Ighil, d’Iâllalen et des autres écoles ne vont plus se déplacer au CEM frères Oudai du chef-lieu dès la première semaine d’octobre. « Il reste encore quelques petits travaux. Il sera prêt incessamment », nous a confié une source locale qui nous a appris par ailleurs que le mobilier est déjà fourni.
Ce qui est attendu plus par les parents d’élèves est le lycée qui est en cours de réalisation. Pour cet établissement du secondaire, il n’ouvrira ses portes peut-être qu’à la rentrée scolaire prochaine (2008/2009). Les travaux ont été retardés par plusieurs facteurs. Les entreprises réalisatrices peinent à achever ce projet en dépit des visites effectuées sur place par le wali de Tizi-Ouzou, le directeur de l’éducation et même le ministre de l’Education nationale en tournée dans la région en 2005.
En tout cas, les autorités locales rassurent les parents en accordant beaucoup d’attention à ce lycée qui viendra résoudre de nombreux problèmes.
C’est un établissement qui couronnera cette pyramide en ce qui concerne la réalisation d’infrastructures dans cette commune ô combien déshéritée.
Amar Ouramdane
