l Aussi bien en hiver qu’en été, la pénurie de l’eau potable continue de sévir dans les différents villages et bourgs de la commune d’Ath Laâziz. Une région qui pourtant peut se targuer de posséder un territoire riche en sources naturelles. Cependant, la plupart d’entre elles demeurent inexploitées et les villageois sont contraints d’aller chercher ce précieux liquide dans le lit même des rivières ou se faire approvisionner à l’aide de citernes d’eau à raison de 1 200 DA et ce à partir du chef-lieu de wilaya. A titre d’exemple, a source de Thizy Oudjaboub est devenue malheureusement le lieu privilègié des automobilistes lesquels y procèdent au lavage de leurs véhicules. D’autres sources demeurent non exploitées comme celles de Thala El Merdj, Thala El Melh, et autres, pendant que des villageois souffrent du manque d’eau potable. C’est le cas des habitants de Thamsawth, un bourg relevant du village Chekouh, situé au sud du chef-lieu communal, où les familles sont alimentées en eau, une fois par semaine, selon les dires des citoyens. Cette partie du village Chekouh a bénéficié dernièrement d’un projet de renforcement des conduites principales ; projet achevé, selon notre constat, mais les robinets restent toujours secs. Ce qui laisse dire à nos interlocuteurs «wakila delbierra a radyabranchi, peut-être qu’il sera branché en bière …». Pour rappel, Thamasawth est alimenté par une seule conduite qui approvisionne aussi l’ensemble des foyers du village Chekouh. Mais le laxisme des ex-élus et leur mauvaise gestion à l’Assemblée communale, ainsi que la sourde oreille des présents élus a fait que ces malheureux citoyens restent privés d’eau potable. «Sinon comment expliquer que mes voisins n’ont pas ce problème de pénurie d’eau, c’est parce qu’ils ont piraté la conduite principale», a enchaîné un citoyen. Ajoutons que le manque d’eau serait dû, à la vétusté de la conduite AEP. Par ailleurs, les habitants du village Ivoughardamen, bourgade limitrophe, ne sont pas mieux lotis. « 20 litres d’eau par semaine »… C’est tout ! », se désole un citoyen de la localité. Signalons que ces villages sont alimentés à partir du château d’eau, situé dans la localité d’Izouad et si les branchements anarchiques avaient été pénalisés, il est certain que ce liquide serait mieux réparti entre les populations. Un seul appel est destiné aux prochains candidats, c’est d’agir en conséquence, pour veiller à une distribution équitable de l’eau qui fait défaut en été, mais également à longueur d’année, puisque l’actuel exécutif n’a pas pu résoudre ce problème qui date depuis plusieurs années.
Amar Fedjkhi
