Ne pouvant, sans doute, pas déroger à la sacrée règle de tenir la traditionnelle « timechret » de l’Aïd, plusieurs villages de la circonscription s’attellent à préparer ce rendez-vous socioculturel. En effet, il convient de souligner que ce rituel consiste en l’abattage de plusieurs ovins ou bovins dans un village pour les besoins d’une répartition équitable de la viande entre les villageois qui cotisent tous pour la circonstance, excepté les démunis pour lesquels cette opération est effectivement destinée. Les plus nantis, en guise de solidarité et de générosité, offrent le plus souvent beaucoup plus par les « waâda » (dons) pour renflouer les caisses de « tajmaât ». Il faut dire que le jour « j », c’est une véritable kermese qui envahit les villages qui organisent cette fiesta, au grand bonheur particulièrement des chérubins mais aussi des adultes qui se retrouvent tous ensemble dans un climat de fraternité et de convivialité. Des plats de couscous copieusement préparés et garnis par des familles sont servis dans les placettes villageoises où l’on croirait que c’est un véritable concours gastronomique au grand bonheur des gourmands. Toutefois, ils mérite de souligner que plusieurs autres villages, notamment les plus surpeuplés tels Aït Ahmed, Aït Zaïm… ont déjà renoncé à cette traditionnelle « timechret » pour maintes considérations. La solidarité durant l’Aïd dans ces villages se fait d’une façon plus discrète. C’est dire enfin, qu’en matière précisément de solidarité, celle-ci est toujours omniprésente mais sous différentes facettes dans nos villages. Qu’à cela ne tienne, pourvu que ça dure !
Idir Lounès
