l Ce n’est assurément pas demain la veille que l’eau du barrage Tichy Haf étanchera la soif de plus de 500 000 habitants pour lesquels l’ouvrage est destiné. Et pour cause : les travaux de transfert du liquide a du plomb dans l’aile. L’échéance prévisionnelle de livraison, arrêtée initialement pour début 2008, est prorogée jusqu’à la fin de la même année.
Les arguments avancés par la Direction de l’hydraulique de Bgayet pour expliquer ce retard sont en rapport avec la modification importante de l’APD obligeant à revoir les expertises foncières, la contestation fréquente du tracé par les propriétaires terriens par rapport aux modifications introduites et l’importance du couloir à exproprier, soit 40 mètres de largeur, défection de certaines entreprises de réalisation à cause de la complexité du relief, difficulté de raccordement électrique des stations de pompage et prolifération de rejets de toute nature aux abords des agrifères entre autres. Premier barrage de type (voûte), unique en Algérie, l’ouvrage est situé sur l’oued Bousselam, non loin du village Mahfouda, commune de Bouhamza, dans la daïra de Seddouk. Il contient un bassin versant d’une superficie de 3980 km2 et est programmé pour régulariser un volume de 150 millions de mètres cubes pour un apport annuel moyen de 183 millions de mètres cubes (m3)
Aujourd’hui, plus de 70 millions de m3 d’eau sont stockés dans le barrage Tichy Haf.
Le coût prévisionnel de ce barrage était de 3,75 millions de dinars. De réévaluation en rallonge budgétaire, son coût est multiplié par dix après plus de 20 ans.
Nacer Maouche
