l L’abattoir public d’Aomar a bien carburé du début à la fin du mois de Ramadhan. Ceci informe, sans risque de se tromper, sur les lieux d’approvisionnement où les ménages effectuent leurs achats en viande, une denrée offrant une richesse en matières nutritives et un goût meilleur aux plats cuisinés. Mais ce regain d’activité dans cette « boucherie communale » n’a concerné que l’abattage des têtes ovines. L’espèce bovine n’a pas connu, pareil écoulement. Durant les quatre premiers jours révélera un boucher de l’établissement : « Nous avons abattu respectivement 18, 16, 13 et 12 moutons, une quantité identique a été écoulée à la fin du même mois ». Le choix de cette qualité de viande valant 100 DA II kg de plus que d’autres, est due aux faibles revenus des ménages à faire face aux prix que revient un repas copieux. L’option pour cette sorte de viande plutôt que pour une autre permet selon le boucher « la préparation par les familles d’une chorba avec viande, mais d’un plat de résistance dépourvu de viande ».
A. Cherif
