Les dossiers des indépendants rejetés

Déjà qu’il ne leur a pas été facile de recueillir le nombre de signatures nécessaires pour constituer le dossier de candidature à l’élection communale prochaine, les listes soumises à ce principe ont vu leurs dossiers rejetés par la wilaya pour avoir présenté des souscriptions dont les signatures ont été légalisées par l’adjoint au maire et non par le premier magistrat. Alors qu’ils commençaient à savourer quelques jours de repos en attendant le début de la campagne électorale, les candidats, têtes de listes, ont eu la désagréable surprise de recevoir un coup de fil de la DRAG les sommant de récupérer leurs dossiers « incomplets ».

C’est tombé comme un couperet et ils n’arrivent pas à s’expliquer cette attitude de l’administration qui ne leur avait rien dit au début et surtout après l’authentification des signatures par le juge qu’ils considèrent comme le principal concerné par la validation ou non du dossier. D’après la commission de wilaya des élections, cette décision de rejet est motivée par la circulaire interministérielle qui limite la validation des signatures au seul président d’APC mais dont les têtes de listes n’en ont pas pris connaissance selon un candidat.

« On parle du président de l’APC en tant que personne morale ou physique ? Pour nous, le président d’APC est une personne morale et son adjoint avait signé pour le président d’APC comme ce fût le cas pour le PV de rejet qui avait été signé pour le wali par un fonctionnaire de la wilaya.

Doit-on à ce moment-là accepter le rejet ou exiger la signature du wali ? » Nous a déclaré, dépité, M. Atriche, tête de la liste indépendante pour la jeunesse. Selon la commission de communication de la wilaya que nous avions joint par téléphone, il y aurait 16 listes au niveau de toute la wilaya concernées par ce rejet et les dossiers sont à l’étude au niveau de la DRAG tout en rappelant que la réglementation permet à ces derniers de faire un recours dans un délia de 10 jours et de saisir la justice s’il y a lieu.

Mais dans le cas où le recours est considéré comme non fondé, quel sera le sort que réservera l’administration à ces candidats trahis par leur méconnaissance de la teneur de cette circulaire ?

S’achemine-t-on vers une élection communale réservée exclusivement aux seuls partis politiques ? Nous en saurons plus après le délai de recours.

A. Gana