Rahmani promet  » une forte mobilisation  »

Abdelmalek Rahmani, président du CNES contacté hier, a tenu à affirmer qu’à ce mouvement de protestation avec arrêts de travail, « il est attendu une très forte mobilisation » dans la mesure où d’une part, a-t-il expliqué en substance, la préparation de ces journées a été parfaite et que d’autre part, les concernés, soit, les enseignants sont conscients de l’enjeu que constitue leur mobilisation pour leur avenir ainsi que celui de l’Institution.

Le responsable du CNES, a par ailleurs, tenu à rappeler « la signification » de ce mouvement de protestation en ce sens qu’il se veut un message « promouvoir l’enseignement pour en faire un levier de la dynamique de développement, un enseignement qui bénéficierait de la qualité qui lui est due, sachant les milliards qui lui sont alloués annuellement. « 

Or, pour ce faire, la revendication immédiate motivée par la controverse grille des salaires est relative à l’exigence d’un « salaire digne » pour cette catégorie professionnelle.

Rémunérations dont les augmentations consenties par la grille des salaires sont considérées « décevantes », voire « un marché de dupes » par les contestataires qui lui reprochent essentiellement d’avoir inclus les principales primes dans le salaire de base, outre le régime indemnitaire, ce qui annule de fait les hausses présumées.

En fait, la revendication stratégique de ce syndicat à travers son mouvement de protestation de trois jours a trait au « refus que l’on va exprimer quant à la marginalisation dont nous sommes l’objet s’agissant des décisions qui nous concernent en premier. « 

Une mise à l’écart au profit de la seule Centrale de Sidi Saïd, qui avait engagé un bras de fer avec ses rivaux en initiant la création d’un Syndicat national de l’enseignement supérieur « parallèle », auxfins, juge-t-on côté CNES de réduire la portée et l’ampleur du mouvement de protestation.

Mais, M. Rahmani, ne semble pas inquiet outre mesure de cette donne dans la mesure où il s’est dit convaincu que le terrain donnera raison à la contestation.

Le Conseil national du CNES, prévoit d’être réuni sitôt à la fin de la manifestation pour outre une évaluation du mouvement, l’éventualité d’autres actions au cas où les autorités n’auraient pas réagi favorablement aux doléances des contestataires.

H. O.