Les responsables mis à l’index

Les radaristes exerçant au niveau de la Station radar météo d’Alger aéroport de l’Office nationale de la météorologie, dépendant du ministère des Transports, ne savent pas quelle voie de recours entreprendre afin de faire entendre leurs revendications. En effet, dans une requête adressée au directeur général de l’Office, les techniciens en fonction au centre radar de Dar El-Beïda, s’insurgent contre  » les manigances pernicieuses  » qui avaient entourées la confection de la liste des stagiaires qui devaient se rendre aux Etats-Unis d’Amérique pour un stage d’un mois sur l’exploitation du nouveau radar doppler. Dans la même requête, les radaristes exigent la communication des critères établis pour être retenu comme stagiaire.

Plus grave encore, un membre de ces stagiaires,  » interdits de formation « , a indiqué que les membres jouissaient d’un soutien de la part de certains responsables.  » Ceux qui étaient envoyés en stage étaient des chouchous au sein de l’Office « , a-t-il résumé.

Pour Boualem Sahraoui, sur qui d’autres sanctions venues aggraver son cas et qui ne se sont pas faites attendre, s’est vu suspendu de son poste de travail, suite à une plainte  » fictive  » de la part de  » M. Kurt Kleess, directeur technique de EEC/USA.  » Il est reproché à M. Sahraoui  » des fautes de premier et second degré diffamation et dénigrement des gestionnaires de l’ONM et enfin la divulgation de documents et informations à l’étranger pouvant porter préjudice à l’Office et à l’Algérie.  » Des griefs que M. Sahraoui bat en brèche en disant que ces accusations  » sont fictives et ne servent qu’à me réduire au silence.  » Pour M. Sahraoui, l’équipe qui s’est déplacée aux USA  » avait des difficultés pour suivre la formation, vu le faible niveau des stagiaires envoyés », a-t-il soutenu. Tout en indiquant que cet acharnement contre lui de la part des responsables de l’ONM est motivé par des considérations autres que professionnelles, les radaristes  » exclus  » de stages et ceux suspendus de leur poste de travail, réclament une réparation morale et pécuniaire. Par ailleurs, M. Sahraoui a affirmé avoir perdu quatre mois de salaire ainsi que deux catégories d’échelons dans la nouvelle grille des salaires adoptée par le gouvernement, puisque, a-t-il dit,  » ils m’ont rétrogradé de deux catégories. « 

M. M.