Critique de la réforme du système éducatif

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«La mondialisation et l’éducation » est l’objet de la rencontre qu’a eu lieu, hier à l’auditorium de Bouzaréah, organisée par l’Association algérienne pour le développement de la recherche en sciences sociales en (AADESS), en collaboration avec le CREAD, le département de sociologie d’Alger et le Centre culturel français (CCF).

Lors de cette rencontre, l’autonomie des systèmes éducatifs a été débattue pour être l’un des facteurs qui mènent vers la mondialisation pour cela. Il y a eu des débats concernent la réforme du système éducatif. A ce propos, M. Aïssa Kadri, professeur de sociologie et directeur de l’Institut Maghreb-Europe à Paris, a fait savoir que toutes les réformes de ce secteur ont été faites dans l’opacité en citant l’exemple de la commission Ben Zaghou. Ce qui manque à ces réformes, ce sont des bilans d’évaluation et l’implication des personnes spécialisées en la matière teles que les enseignants, a-t-il ajouté. Il a également ajouté qu’il n’y a pas de volonté politique pour réussire une l’application des réformes. Comme solutions, M. Kadri a proposé la formation des enseignants, la régionalisation de l’éducation, l’ouverture aux langues étrangères et la prise en charge de la langue maternelle dans le pré-scolaire.

Pour sa part, Mme Fatma Farhani, inspectrice de l’éducation et de la formation et chercheur en didactique de langues qui s’est montrée satisfaite de la réforme du système éducatif, a indiqué que la mondialisation implique une concurrence et une mobilisation de moyens humains et financiers dans l’éducation. A son tour, elle a proposé, lors de son intervention, d’apprendre à l’étudiant comment faire les bonnes recherches et lui faire acquérir des compétences. Elle a également insisté sur la formation des enseignants pour qu’ils puissent travailler avec la nouvelle technologie.

Samira Oulebsir

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