Le développement et l’enseignement à la tête de ce colloque

Partager

Le développement de l’enseignement de la langue italienne et son introduction dans les établissements scolaires algériens sont les principaux sujets d’une rencontre organisée, dimanche dernier, par l’ambassade d’Italie à Alger et l’Institut culturel italien, en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, lors de l’ouverture de la 7eme édition de la semaine de la langue italienne à Alger.

Cet événement est inauguré par l’ambassadeur italien, M. Giampaolo Cantini qui, a fait savoir qu’il est important pour l’Algérie d’introduire cette langue dans ses établissements et de donner l’occasion aux jeunes et à toutes les personnes désireuses d’apprendre et de découvrir cette langue la chance de le faire. Cet objectif est aussi important pour l’Italie pour transmettre et faire des échanges d’expériences entre les enseignants algériens et italiens. « C’est une occasion pour échanger les expériences et de faire de l’italien une langue actuelle. C’est-à-dire pas seulement l’italien classique ou l’italien gardé par les institutions culturels et les académies. Mais aussi pour faire connaître et introduire la langue parlée dans les moyens de communication (TV, journaux, cinéma…). c’est donc une occasion importante pour apporter les connaissances de la littérature italienne lors des conférences qui seront animées autour de ce sujet », a déclaré M. Giampaolo Cantini.

Par ailleurs, et pour ce qui est du choix du thème de cette édition « la langue italienne et la mer » qui a été choisi par les institutions, l’ambassadeur a révélé que « dans le cas algérien, il est pratiquement intéressant, étant donné que la mer représent un moyen de communication et d’échange (économique, culturel…) entre les rivages de la Méditerranée, en particulier l’Italie et l’Algérie ».

Quant aux objectifs, l’orateur a affirmé que l’introduction de la langue italienne dans les établissements scolaires publics est un instrument particulièrement important du point de vue pédagogique, culturel et général. Entre autres, c’est aussi important dans tous les pays du monde, parce qu’il offre des instruments d’ouverture aux différentes cultures et expériences des pays au niveau international. Donc c’est une partie intégrale d’une approche pédagogique qui vise vraiment à donner des chances aux jeunes. En outre, l’introduction de la langue italienne dans les écoles publiques est un effort auquel le gouvernement italien donne beaucoup d’importance. « Nous avons pu introduire l’enseignement de la langue italienne grâce à la collaboration du gouvernement algérien, par le biais du ministère de l’Education nationale”, a-t-il rappelé. Par ailleurs, et pour ce qui est de la collaboration du ministère de l’Education nationale, son représentant a déclaré que « nous sommes en train de développer l’enseignement de la langue italienne dans les établissements scolaires. Nous avons commencé par ceux de l’enseignement secondaire, et vu la demande des parents d’élèves qui ont voulu que leurs enfants bénéficient d’une ouverture sur les langues, nous avons généralisé l’enseignement de cette langue dans les écoles primaires ». Le représentant du ministère de l’Education nationale a fait part aussi que l’introduction de cette langue dans les établissements scolaires rentre dans le cadre de la réforme du système éducatif tout en citant les déclarations du ministre que « notre école va être ouverte sur l’enseignement des langues étrangères », tout en ajoutant “que cela rentre dans le programme de M. le président de la République.”

Pour répondre à la question qui concerne la collaboration algérienne et italienne dans ce domaine, le représentant a révélé que « à l’issue de la ratification de l’accord de coopération entre l’Italie et l’Algérie, nous avons lancé ces cours de langue italienne. C’est la connaissance de la culture italienne en utilisant l’outil linguistique ». Quant à l’état de cette langue : si elle sera obligatoire ou par choix, l’intervenant a confirmé « qu’elle sera au choix des élèves, et que ce sont des cours optionnels d’une durée de deux heures pour ne pas perturber leurs cursus scolaire. Je signale aussi que le ministère finance une partie de ce projet. Pour cela nous avons mis à la tête de ce projet une enseignante algérienne de cette langue qui est en France pour un perfectionnent qui a duré deux ans. Mais maintenant nous avons que des enseignants algériens qui assurent ces cours d’animation linguistique au niveau des établissements. Nous avons démarré avec 5 établissements, puis 9, et nous sommes arrivés cette année à 14 établissements à travers le territoire national, entre Blida, Alger, Annaba, Tizi-Ouzou, Oran ».

Pour ce qui est de la généralisation de cette opération dans les autres wilayas du pays, il a avoué que « nous essayons de mettre en place l’enseignement de cette langue là où la disponibilité de l’enseignant existe. Mais aussi par ce que nous n’avons pas reçu de demandes à ce sujet. J’avoue que je suis optimiste vu la progression que nous enregistrons et la demande des parents d’élèves pour inclure cette langue dans le programme de leurs enfants afin de leur permettre d’avoir une ouverture sur les langues étrangères ».

Après l’achèvement de la première partie de cette journée, les assistants ont eu l’occasion de découvrir « Les Terres du scorpion : voyage entre les ports phéniciens des deux rives de la méditerranée » lors d’une conférence présentée par le professeur Lorenza Manfredi. Puis la fin de cette journée avec la projection du film « La Terra trema » de L. Visconti, qui relate l’entrée au pays après la guerre de Toni, fils aîné d’une famille sicilienne de pêcheurs, avec des idées qu’il a ramenées de son séjour sur le continent. Il courtise Nedda, mais les parents de la jeune fille ne veulent pas d’un homme pauvre. Toni décide alors de monter sa propre affaire

Partager