Même si la pluviomètre n’a enregistré que l’infime quantité de 14,7 millimètres, des cités entières, ont été inondées, engendrant de la sorte une certaine paralysie et de sérieuses perturbations sur le trafic routier, qui mettent ainsi à nu la politiques des pouvoirs publics en matière d’aménagement du territoire.
A la cité Naceria et ses environs, toutes les parties basses des bâtiments ont été inondées, transformant ainsi les locaux commerciaux en une sorte de mare d’eaux stagnantes où croupissaient boues et divers détritus. Les commerçants ont été obligés de lever leurs rideaux non pour travailler mais pour dégager leurs locaux des eaux et de la boue.
La même situation est vécue à Targa Ouzzemour, Sidi Ahmed, Tala Merkha et d’autres quartiers avec comme lot de désagréments des routes coupées à la circulation routière des commerces envahis par les eaux et la boue.
Un transport urbain paralysé, des éboulements de terrains et d’autres dégâts.
A Bab Louz, quartier de la haute ville, les habitations menacent ruine mais les pouvoirs publics n’ont pas daigné faire évacuer les lieux. Les citoyens se sont élevés pour dénoncer le mutisme et l’inertie des autorités locales quant aux dangers qui les quettent et le nécessité de décider un plan Orsec.
Les commerçants riverains des principales ruelles de la ville de béjaïa ont engagé durant toute la journée d’hier une véritable opération de nettoiement de leurs locaux.
De même, des agents de la municipalité et ceux relevant de la DTP étaient sur le qui-vive dans la perspective de dégager les routes et de prêter, s’il y a lieu, secours tant aux citoyens qu’aux usagers de la route. Il faut signaler la mise à la disposition des citoyens d’un numéro vert par le biais de radio Soummam.
C’est la énième fois, faut-il le signaler que les canalisations de drainage des eaux pleuviales et autres avaloirs se sont révelés défectueux.
Par ailleurs, le message d’un député de la wilaya de Béjaïa, en l’occurrence Belkacem Meziane est parvenu à notre rédaction faissant part de son entière « disponibilité pour toute assistance que les intervenants jugeraient utile » avant de mettre en exergue que » le plan Orsec doit être une, réalité de chaque jour et les moyens qui y sont recensés doivent être mobilisables d’une manière efficace et à tout moment. «
D. S.
