Des logements de fonction squattés et… loués

l Le squat de logements de fonction par des enseignants qui ne sont plus dans l’exercice de leur fonction pose depuis quelques années une problématique des plus complexes à Béni Mansour, 90 km à l’ouest de Béjaïa. A l’école primaire, par exemple, un appartement est occupé par un fonctionnaire de l’éducation en retraite. Un autre logement est squatterisé par un couple d’enseignants établis en France et qui ne travaillent plus dans l’établissement depuis plus d’une dizaine d’années. Des demandes adressées par des enseignants en mal de logement pour accéder légalement à ces squats de longue durée sont hélas restées lettre morte. Même sort réservé pour nombre de réclamations adressées par les parents d’élèves à l’académie de Béjaïa dans l’espoir de récupérer ces logements au profit des enseignants justifiant une impérieuse nécessité d’être logés. Un troisième logement indûment occupé celui-là à Tighil N’Baagou est sans pudeur aucune loué pour la deuxième fois à un citoyen qui n’a aucune relation avec le secteur de l’éducation. Enfin, il semblerait que même la saisine de syndicats n’ait pas pu apporter un épilogue au problème qui s’est vraiment inscrit dans la durée. Un des enseignants dans le besoin est contraint par exemple à louer un appartement vétuste pour 3500 DA par mois, une charge qui met cruellement à mal son budget familial. Enfin l’ennui est que de pareils fonctionnaires ne sont ni assez pauvres pour prétendre à un logement social pour lequel le seuil maximum de revenu est fixé à 12 000 DA, ni assez riches pour acheter un lot de terrain et bâtir avec ou sans l’aide de l’Etat leurs propres maisons. Le cauchemar de ces enseignants va-t-il connaître un jour un dénouement ».

Z. F.