Tala Khaled menacé par la crue de l’oued Zitouna

Les habitants du village Tala Khaled, dans la commune d’Aokas, vivent avec le risque des crues de l’oued en période hivernale. L’oued Zitouna, auquel à été donné l’appellation que porterait autrefois ce village, fait peser sur eux une menace quotidienne.

« Nous avons saisi maintes reprises les autorités locales pour la canalisation de cette rivière et le drainage des eaux pluviales, mais en vain », affirme-t-on. « On nous oppose en guise de réponse que les habitations sont précaires et de ce fait, illégales. Alors, comment peut-on expliquer que toutes ces maisons soient alimentées en eau potable et électricité? », s’interroge indigné, un jeune chômeur.

Tarik, un jeune natif de Tala Khaled, rapporte : « Ce bidonville a été implanté au lendemain de l’Indépendance par des montagnards descendus des collines de Tizi n’Berber, et ce après avoir occupé des lopins de terre et érigé des taudis sur la rive sans le consentement des autorités locales. « 

Aujourd’hui, ces constructions précaires ne cessent de s’amplifier. Les habitants étaient obligés, il y a dix ans, de quitter leurs maisons lorsque la pluie s’abattait à torrent, se rappelle un jeune villageois particulièrement marqué par cette « tragédie ».

Par ailleurs, un autre risque est lié aux écoliers issus de la localité d’Azemmour traversant la rivière pour rallier leurs établissements respectifs en bravant des dangers tous azimuts.

Pour se faire entendre des autorités concernées, les citoyens de Tala Khaled ont déjà, pour rappel, procédé à la fermeture de la RN 9.

Fatah Chaban