C’est l’ancienne décharge de Taourirt Menguellet, située quelque cent mètres plus haut, qui a vu ses détritus et autres gravats dévaler la pente abrupte avant de se déverser sur l’aile ouest de la structure hospitalière, et ce, après avoir endommagé la route carrossable menant au village. Dans la foulée, le mur de clôture, censé protéger les lieux, n’a pas résisté à la force de l’éboulement.
Les parpaings, mêlés à la boue se sont déversés sur la cour faisant face au pavillon des urgences. Sur place, nous avons remarqué les dommages occasionnés au toit d’une bâtisse qui s’avère être la centrale à oxygène qui alimente les différents services de l’hôpital. La toiture et les installations de la centrale sont complètement détruits. L’intervention des employés de l’hôpital a permis de parer au plus urgent.
Ils ont rapidement dégagé la boue puis transporté les obus d’oxygène pour un dépannage, par branchement manuel, au service des urgences. Fort heureusement, aucune victime n’est à déplorer sur la route, habituellement très fréquentée, ni au niveau de la cour où le personnel vaque à ses occupations. La menace d’un second éboulement n’est pas écartée pour le moment : elle continue de planer sur différentes parties de la structure de santé, telle la pédiatrie, le service de prévention, etc. Le directeur de l’hôpital avoue avoir passé deux nuits sur les lieux de peur de ce qui pourrait, éventuellement, survenir.
Aux autorités, il a carrément proposé la fermeture de cet axe aux véhicules lourds, en attendant de le sécuriser, chose qui dépend des services techniques concernés.
Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois qu’un tel incident arrive. Les anciens racontent que le premier, qui a eu lieu dans les années 50, a entraîné la mort d’un malade à l’intérieur du service de psychiatrie qui se trouvait dans cette aile de l’hôpital.
L’éboulement de 1974 a, quant à lui, submergé les cuisines et les deux services de médecine interne, les malades avaient été évacués dans la nuit vers les étages supérieurs. Si cette fois, on ne déplore que des dégâts matériels, des dispositions sérieuses doivent être prises afin que le pire n’arrive plus jamais.
N B.
