Les enjeux des dissensions se précisent…

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Si Affif, membre de l’exécutif du FLN, réduit ce qui se passe dans son parti à des « agitations » et à un « complot de clowns », assurant de ce fait que « l’époque des soulèvements au FLN est dépassée ». Selon lui il n’y aurait d’agitations que de la part de « ceux qui prônant une autre vision que celle du chef de l’Exécutif sont à la recherche de l’aisance financière… « . Et, Si Affif, d’émettre une précision de taille comme pour suggérer l’un des points essentiels de discorde au FLN : « Le FLN soutient le programme du Président et le soutiendrait pour un troisième mandat « …

Autre suggestion de même acabit :  » Tous les membres du parti tiennent à leur secrétaire général et à la ligne politique du parti.

Ils sont mobilisés pour soutenir le programme du Président et contre tout changement de vision ou de politique du parti « .

En la matière, Si Affif, n’exagère en rien dans la mesure où les contestataires membres de la  » cellule de contestation  » chargée de la préparation de la manifestation du jeudi 8, dont Azzi Bentabet, Abass Mekhalif, Belkacem Menfoukh, Mourad Boutadjine, Mohamed El Aoufi, Arbouche Ahmed, soulèvent autant de questions de fond que leur contradicteur. Accusant dans un communiqué rendu public « l’égoïsme de certains, et les intérêts étroits d’autres » les contestataires citent clairement leurs adversaires soit « essentiellement (le) noyau de la direction » dont, à leur yeux, la gestion a été un « échec ».

Un échec qu’ils situent, par ailleurs, depuis le 8e Congrès « à ce jour ». Enfonçant le clou, les protestataires estiment égalementque “les dirigeants du FLN ont terni et perverti la lettre du parti, son esprit et ses objectifs historiques et ont découragé et désespéré ses militants au niveau de la base militante ainsi qu’au niveau de l’ensemble des structures représentées par les kasmate et les mouhafadate.” Ainsi, le fond du problème se fait de plus en plus clair à mesure que la contestation interne évolue. Ou du moins, telle paraît être la teneur de la crise.

A savoir, que les contestataires semblent avoir saisi l’opportunité des remous autour de la confection des listes électorales pour abonder dans une remise en cause des orientations du 8e congrès Qualifié de rassembleur et qui n’était pas moins destiné essentiellement à l’évincement de la direction d’alors conduite par Benflis, lequel s’était avec un certain bellicisme présenté contre Bouteflika à la Présidentielle de 2004.

D’où, peut-être, les présupposés d’observateurs et journalistes qui tendent à se confirmer, a savoir que cette bataille intestine au sein du vieux parti préfigurent celle de l’échéance présidentielle de 2009.

Reste à savoir dans quelle mesure la minimisation de la contestation par Si Affif, serait-elle réelle.

C’est ce à quoi devra répondre la manifestation du 8 novembre dans l’immédiat et ce qu’il en sera de l’après-29 novembre pour le FLN…

H. O.

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