Le parti FFS tente de mener au triple galop en Kabylie une compagne antivote au référendum de la charte pour la paix fixé pour le 29 septembre qu’il a d’ailleurs rejeté. C’est ainsi que des cadres du parti d’Aït Ahmed ont animé deux meetings successifs jeudi dernier à Amizour, puis à Barbacha et un autre hier à El Kseur. Des sorties menées contre la monter, qui selon les animateurs ont trait à « faire entendre la position du FFS, malgré l’exclusion de notre parti des médias lourds confisqués uniquement à la voix du pouvoir et de ses relais », c’est aussi un « autre son de cloche à l’unanimisme ambiance martèle Rahim Zenati en dénonçant la « fermeture du champ médiatique à l’opposition ». Tout comme à Amizour où Bouaïche Ikhlef n’a pas mâché ses mots envers cette charte « qui ne vote que pour conserver la dictature ». les autres cadres qui se sont déplacés à Barbacha sans le premier secrétaire fédéral susnommé ont abordé dans le même sens. Chabati ex-maire de Béjaïa et les autres ont appelé a un « boycott pacifique à ce scrutin » car, « on ne peut effacer d’un trait toute une tragédie que par le biais d’une réconciliation démocratique et de justice ». Donnant leurs consignes de vote devant une assistance claisemée, les « intervenants appellent à « zéro vote », néanmoins en Kabylie, qualifiée de « syndicat des libertés et de la démocratie », sans pour autant écarter des « tentatives de fraude ». A cet effet, il expliquent que la dissolution des APC est programmée entre autres « pour facilitér la main mise de l’administration sur les élections ». Evitant d’aborder la question des partielles prochaines dont le FFS a annoncé sa participation Rahim Zenati du bureau d’Amizour se justifie : « Par honnêteté politique, nous ne voulons pas faire de cette tribune une campagne électorale devant un danger qui attend toute la nation ». Toutefois notre interlocuteur n’omet pas à souligner que leur participation est « politique » et qu’il n’y aura jamais d’alliance avec d’autres partis a cette joute électorale qui se prépare dans la sérénité ».
M. Touati
