l Si les effectifs des écoles situées en zone rurale sont en chute libre sous les effets conjugués de la dénatalité et de l’exode, les établissements scolaires implantés dans les agglomérations urbaines continuent en revanche à ployer sous la surcharge des classes.
Le problème est certes de moindre acuité par rapport aux années passées qui ont vu certaines décisions pédagogiques atteindre et souvent franchir la barre fatidique de 50 élèves mais les classes demeurent tout de même plus ou moins bondées selon les établissements.
L’école primaire Hibouche d’Akbou, très convoitée en raison notamment de sa situation géographique affiche des effectifs fluctuant entre 33 et 39 élèves pour la classe de sixième, la plus surchargée. Une tendance à la baisse tout de même confirmée par le directeur de cet établissement qui dit avoir été confronté par le passé à des classes de plus de 40 élèves.
Au sujet du sempiternel problème de manque de livres scolaires dont l’école Hibouche ne fait pas exception, ce responsable nous fera savoir qu’hormis la 1re et la 5e année, qui n’accusent pas de manque, le taux de couverture pour les autres niveaux ne dépasse pas 60%. Quant aux classes de préscolaire, c’est connu : le ministère n’a pas encore édité des manuels à leur intention. Les écoles se tournent pour l’heure vers les éditeurs privés pour s’approvisionner en livres et suppléer la défection de l’Etat.
N. M.
