Sur fond de lourds discrédits

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Les partis politiques en lice pour ce rendez-vous sont au nombre de 23 dont 25 listes de coalition outre les listes d’indépendants.

La nouveauté de ce scrutin est cette première qui fait que seuls neufs partis politiques sont autorisés en vertu de la nouvelle loi électorale à parrainer des candidatures, à savoir les trois partis de la coalition gouvernementale, le RCD, le FFS, le FNA, le PT, Al Islah et Ennahda. Un autre fait caractérise cette élection : l’absence quasi-totale de formations partisanes du boycott à l’exception de l’aile du MDS de Ahmed Méliani.

Paradoxalement, le spectre de l’abstention plane autant que lors des législatives dernières et ce, pour diverses raisons. Outre le constat de la persistance en général du désintérêt populaire pour la chose politique tel que le constate du moins nombre d’observateurs. Une appréhension d’autant plus forte que bien des facteurs à même d’affecter le crédit de cette élection sont évoqués par les participants eux-mêmes. Il en est ainsi de la « partialité» présumée de l’Administration à l’endroit des candidats par rapport notamment au traitement des listes de candidatures. Des listes de la majorité voire de la totalité des partis qui ont subi un toilettage de la part des services du ministère de l’Intérieur. Même le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, dans sa conférence de presse tenue ce mardi, a eu à se plaindre de ce que l’Administration ait sévi contre les listes FLN… cela au moment où cette dénonciation était émise par surtout les partis de l’opposition arguant que l’attitude du ministère de Zerhouni aurait entre-autres pour motif de privilégier les partis de la coalition dont principalement le vieux parti.

Dès lors, il est à prévoir que la critique de Belkhadem soit interprétée par beaucoup dans le sens d’un stratagème de Belkhadem pour se faire passer lui aussi pour une victime au même titre que l’opposition qui abonde particulièrement ces temps-ci dans de virulentes critiques à son encontre. En fait le FLN plus que les autres partis politiques est, d’abord lui-même, à l’origine d’un véritable imbroglio concernant ses propres listes électorales. Celles-ci au niveau de la quasi-totalité des circonscriptions sont l’objet de profondes discordes internes au point que l’on vient à prédire une «implosion» de cette formation sinon un soulèvement de «la base» à l’encontre de la direction en place du FLN.

S’agissant des stratégies de campagne, les formations en lice, nature des élections locales, oblige, comptent tabler sur une campagne de proximité, histoire aussi d’intéresser autant que faire se peut un électorat dont on dit qu’il demeure indifférent à la politique.

Ce qui laisse présager que les thèmes de campagne seront eux aussi axés sur les appels à aller aux urnes comme cela a été le cas lors du rendez-vous des législatives du 17 mai.

H. O.

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