Droit aux loisirs, devoir de protection

Avec l’été, c’est la période des vacances : vacances scolaires et congés annuels pour beaucoup de travailleurs et de fonctionnaires.

L’été, c’est pour beaucoup la plage mais c’est aussi la forêt où on se rend en famille ou en groupe pour se délasser, se reposer des fatigues de l’année et, pour les citadins, de la ville.

Le droit au repos est, comme chacun le sait, un droit qui n’a pas été toujours reconnu et que, comme le droit à l’instruction ou le droit de grève, il a été arraché au prix de longues luttes et de sacrifices.

Mais si le droit aux loisirs est légitime, le respect des lieux où on se détend est un devoir.

Or, bien souvent, les vacanciers ou les simples promeneurs sont des agents, conscients ou inconscients, de dégradation, voire de destruction de ces lieux.

Il n’y a qu’à faire une tournée, à la fin de la journée, sur les plages, pour voir s’accumuler sur le sable, ou même dans l’eau, des détritus de toutes sortes : reliefs de repas, bouteilles en verre ou en plastique, mégots de cigarettes, emballages de gâteaux ou de confiserie…

Les forêts ne sont guère mieux loties, les bosquets servant aux promeneurs indélicats, de panier à ordures.

Certes, il n’est pas interdit de manger, mais la moindre des précautions est de mettre ses déchets dans des sacs, de les disposer dans les boites aménagées à cet effet ou, quand ces boites n’existent pas, de les emporter avec soi.

Ce geste salutaire éviterait la pollution des lieux ainsi que le danger des incendies, notamment dans les forêts : le bout de cigarette que l’on jette encore allumé ou la bouteille qui réfléchit les rayons de soleil, peuvent provoquer, en effet, de grands désastres…

S. Aït Larba