Les campagnes se succèdent et… se ressemblent !

Dans cette région martyrisée par un chômage aigu, la course au pouvoir est des plus moroses.

Les cinq partis politiques engagés, à savoir le FLN, RCD, FFS, PT et le RND, ainsi qu’une liste d’indépendants, se sont contentés pour l’heure de converser avec les citoyens dans les cafés et tout le monde tente tant bien que mal de convaincre et surtout séduire son interlocuteur avec tout les moyens de bord.

Au troisième jour du coup de starter de cette campagne, aucun engouement n’est perceptible chez les citoyens et tous les indices présagent un désintéressement total : « Les gens qui vont voter iront certainement pour avoir le cachet sur leur cartes d’électeur de crainte de nouvelles représailles du pouvoir (allusion aux questionnaires de Zerhouni), on ne peut pas choisir entre les candidats qui tiennent toujours les mêmes fausses promesses », nous a déclaré un jeune chômeur.

Et d’ajouter : « On nous a promis le paradis et nous sommes dans un véritable enfer : routes délabrées, écoles oubliées, fuites d’eau, ramassage scolaire défaillant, etc ».

Dans cette station balnéaire complètement détruite par des plans architectural anarchiques, sans aucun accès à la plage, maison de jeunes en plein tissu urbain, logement évolutifs tel un véritable bidonville, le citoyen est otage d’une gestion des plus catastrophiques et ne s’intéresse aucunement à ces discours « séducteurs », loin de toute prise en charge réelle et concrète de ses propres préoccupations. Et pour ajouter de l’essence au feu, des commerçants ont procédé à la construction de nouveau locaux commerciaux au niveau du chef-lieu sur un terrain de l’état et tout le monde pointe un doigt accusateur vers le dernier exécutif communal, « lequel les a autorisés à entamer les travaux.

Dans quel sens le citoyen de Melbou en tirera profit » ? s’interrogent les habitants. De toute manière la campagne continue et un arbre peut en cacher un autre!

Rabah Zerrouk