Nombre de livres scolaires ont manqué cette année à l’école primaire de Béni Mansour 90 km à l’ouest de Béjaïa.
La situation n’a pas manqué de préoccuper les parents, les enseignants et même les élèves. On relevait jusqu’à la seconde moitié d’octobre, par exemple, une déficience dans les livres de français (lecture tomes 1 et 2) ainsi que les cahiers d’activités des élèves, appelés aussi cahiers d’exercices.
A quelques jours seulement des vacances d’automne, le chef d’établissement s’est démené avec ses propres moyens pour ne trouver ces manuels qu’au terme d’une longue recherche effectuée au niveau de plusieurs écoles primaires et autres librairies de la région.
Malgré ces efforts, il manque encore des livres de mathématiques dont ont besoin les élèves de troisième année primaire.
Les élèves doivent prendre leur mal en patience dans l’espoir que ces précieux outils de travail soient dénichés quelque part, même s’ils devraient les payer à prix d’or.
Dans un mois, faut-il le rappeler, le premier trimestre et le plus long de l’année, sera achevé, avec l’état de précarité que l’on connaît en matière de manuels scolaires, on ignore combien de temps il faudra encore pour que le feuilleton des livres scolaires puisse trouver un épilogue. C’est vrai que les élèves ont trouvé les autres livres dont ils ont eu besoin dans différents niveaux.
Autre information à souligner, le fait qu’on ait remis aux enfants d’enseignants (quels que soient leur nombre) et autres démunis avérés, des manuels scolaires gratuitement. Ils sont tenus bien sûr de les restituer à la fin de l’année.
Pour rappel, l’an dernier, c’est seulement un enfant d’enseignant qui a reçu des livres sans avoir à les payer. Ses frères dans différents paliers de l’école, ont payé les livres achetés à la rentrée scolaire, mais qu’ils n’ont pas remis à l’établissment la fin de l’année passée.
Z. F.
