l M. Zerar Amar, père de cinq enfants dont l’un est handicapé, a décidé d’entamer une grève de la faim hier, devant la Maison de la presse Tahar-Djaout.
Venu à notre rédaction M. Zerar nous a fait état des raisons de sa grève, à savoir a-t-il confié : » Ma situation sociale est désastreuse, ni eau, ni électricité dans mon foyer faute de payement des quittances depuis le mois d’octobre de l’année en cours. A cela s’ajoute la situation de mes deux enfants descolarisés par manque de moyens. «
M Amar a été » lésé « , selon lui par la direction générale de l’administration pénitentiaire où il travaillait, et cela depuis l’année 2001, comme agent de rééducation au ministère de la Justice,
En effet, une décision de sa mutation lui a été notifiée vers l’entreprise des travaux publics de Laghouat. Mais voilà, le soir même de son installation il a été suspendu, suspension due à son absence du 02 au 08 avril 2001 et cela malgré la décision de sa réintégration décidée par le Chef du gouvernement. Par ailleurs, trois mois après, il a reçu la réponse pour sa réintégration mais en arrivant il a trouvé que la décision de sa suspension a été ordonnée par la direction générale, et demeure donc licencié. Par conséquent, après avoir été chassé par le directeur du personnel, il a décidé d’entamer une grève qui a duré 11 jours. Pendant le dernier jour de la grève, une délégation du Mouvement citoyen l’a convaincu auprès de ses enfants que sa situation serait prise en charge. Après avoir été étudiée par la délégation, en présence d’un représentant de la justice, cette décision a été remise au wali de Tizi Ouzou et transmise à la direction générale pénitentiaire pour application, mais sans suite.
Par ailleurs, le chef du gouvernement M. Belkhadem lui a confirmé que toute les décisions prises par le gouvernement seront respectées et appliquées. A ce sujet, en octobre 2007, il a reçu une réponse par la même direction que » votre réintégration sera acceptée mais il faut que le ministre de la Justice donne ses instructions pour l’application. «
A cet effet, M. Zerar lance un appel au ministre de la Justice afin de prendre en charge son affaire, qui s’aggrave de plus en plus car sa famille qu’il a quittée depuis le mois d’octobre est en danger, notamment son fils qui est atteint d’une maladie grave. Et pour protester contre cela M. Zerar a décidé d’entamer hier une grève de faim devant la Maison de presse Tahar-Djaout et cela jusqu’à ce que son affaire soit prise en charge.
Lemya Ouchenir
