Confrontés à une crise aiguë de l’eau courante à la consommation due aux débits des sources d’Elmanfouka et d’Elmoumadha qui s’amenuisent d’année en année en n’arrivant plus à satisfaire la demande locale des quatre villages d’Amdounne n’Seddouk, les habitants du village Seddour Ouadda ont eu l’intelligence de retourner vers la source millénaire d’Ighzer Netsragoua. Comme son nom l’indique, celle-ci servait jadis à irriguer la vaste plaine agricole de Tiwizi. Cette source, vénérée par la population pour ses multiples usages aussi bien agricole que domestique est située à un kilomètre du village. Une réunion s’était tenue en été 2002, à laquelle ont participé les citoyens du village et leurs compatriotes à l’étranger en vacances dans leur village. Un projet d’exploitation de cette source a été voté à l’unanimité d’où il est ressorti que les émigrés s’impliqueront par une forte contribution d’argent et les nationaux participeront par la force de travail et de l’argent aussi. Aussitôt dit, aussitôt fait.
Le projet a été réalisé en moins d’une année. Seulement, les villageois exténués financièrement et pour compléter ce projet qui nécessite des sommes faramineuses et qui est logiquement du ressort de l’Etat, ont formulé à la municipalité une demande pour la réalisation d’un château d’eau. Contents de l’inscription par l’APC dudit projet dans les PCD 2006, les notables ont fait appel à un citoyen du village qui a fait don d’un lopin de terre devant abriter le château. Aussi surprenant que cela puisse paraître, à l’arrivée des notifications, le projet en question a été défalqué, mettant dans l’émoi les habitants qui ne s’attendaient nullement à ce refus de dernière minute. Face à ce dilemme qui n’a pas livré tous ses secrets, les villageois restent dans l’espoir de la reprise dudit projet par la future APC, issue du scrutin du 29 du mois en cours.
L. Beddar
