Achenina, un hameau sans commune fixe

Dans le village de Khantidja dépendant de la commune de Aïn Zaouia existe un hameau dont les habitants ne savent plus à quel saint se vouer pour les faire sortir du marasme dans lequel ils vivent. il s’agit en fait d’un groupe d’habitations appelé Achenina mais qui a la particularité de dépendre territorialement de la commune de Maâtkas et administrativement de la commune d Aïn Zaouia.

En effet, en remontant à l’origine des familles qui composent ce hameau, tout le monde s’accorde à dire qu’elles sont toutes originaires de la localité de Boumani. D’ailleurs, pour solliciter les pièces administratives, les demandeurs s’adressent toujours aux services communaux de Aïn Zaouia, particulièrement lorsqu’il s’agit de certificats de résidence. Cependant, en raison de leur situation à la rive droite du oued séparant Maâtkas et Boumahni, les habitants d’Achenina, soumis depuis des années à des conditions de vie d’une extrême dureté, vivent dans l’exclusion.

En témoigne, la prolifération de l’habitat précaire et la dégradation du cadre de vie des résidants dont le nombre ne cesse de croître. De plus, renseignements pris auprès de l’APC de Aïn Zaouia, l’opération de recensement de la population dont les préparatifs battent leur plein ne concernera pas cette contrée. A ce sujet, il faut savoir que lors du RGPH de 1998, un refus a été signifié à l’APC de Maâtkas par les habitants de dépendre de son territoire.

De ce fait, vu le besoin des familles de construire une nouvelle habitation, chose qui est possible avec le programme de l’habitat rural, les communes de Aïn Zaouia et de Maâtkas doivent s’entendre pour modifier les limites territoriales de chacune, à savoir faire de la CW128 et non pas l’oued le point qui les séparent. En somme, puisque cela est possible du point de vue légal, les deux prochains exécutifs communaux seront certainement appelés à résoudre ce problème.

M. Haddadi