l Certes des quantités considérables de pluie sont tombés ces derniers jours, dont les dégâts sont d’ailleurs encore apparents à l’image des amas de boue qui rendent l’accès impossible à certains endroits. Mais, on ne peut dire que c’est déjà l’hiver. Quelle que soit la quantité de pluie, un hiver sans neige n’en est pas un.
Enfin, ce week-end, le Djurdjura, est agrémenté de son habit blanc qui lui confère sa fierté. Lounis Aït Menguellet a dit « Lbaz ma ixirbit wedrar afrux kan ad as semmin » (un faucon dépourvu de montagne, ne peut s’appeler autre qu’un simple oiseau), je dirais qu’une montagne dépourvue de neige n’est qu’un simple amas de rochers.
Ce vendredi matin, à partir de toutes les contrées de la daïra, on n’a pas remarqué l’arrivée de la neige. Son froid est certes perceptible et ressenti bien avant son arrivé e est signe de fertilité, d’abondance d’eau pour les village qui, bien qu’ils soient au pied de la montagne manquent d’eau en été et en automne. Les agriculteurs voient en cette arrivée de la neige, une saison fertile, et les badauds une opportunité de jouer aux boules et faire des bonhommes de neige. Mais également… sécher les cours pour quelques jours éventuellement, en cas de fortes chutes. Pour le reste de la population, les chefs de famille particulièrement, le souvenir des hivers précédents où des chutes de neiges étaient « exagérées » d’où des blocages de plusieurs secteurs reste encore en tête, et nul ne souhaite revivre cette situation qui donne l’opportunité à certains commerçants et autres profiteurs de tout bord, de déplumer leurs concitoyens.
S. Amrane
