Côté cours, côté chantier

l Pour réparer les avaries apparues au niveau de l’étanchéité du bloc classes, on n’a pas trouvé meilleur moment, pour lancer les travaux, que celui de la reprise des cours créant une anarchie totale perturbant sérieusement le fonctionnement de ce lieu de savoir, en plus des désagréments causés aux élèves et à leurs enseignants. Pour ceux qui l’ignorent, les matériaux utilisés pour ce genre de travaux (étanchéité) sont composés de paxallium et de goudron, deux matières hautement toxiques au contact du feu, or pour faire fondre le goudron, il faut d’abord le faire passer par une chaudière à haute température alimentée au gaz naturel. Cette chaudière « fumante » et crachant le feu est installée en plein milieu de la cour, tandis que d’autres équipes s’attaquent au niveau de la surface, à traiter au niveau de la dalle (toiture) aux feuilles de paxallium elle-mêmes composées de goudron et d’aluminium au chalumeau pour leur adhésion, ces feuilles dégagent une fumée accrue souffre insupportables, et cela au milieu du bruit infernal des engins utilisés pour l’opération. Comme par hasard, il se trouve que c’est le bloc affecté aux classes d’examen (terminale) qui est devenu un véritable champ de bataille. Pourquoi ne pas avoir profité des derniers congés de 10 jours pour procéder à ces réparations ? Cet établissement peut-il fonctionner dans de telles conditions? plus grave encore, combien de temps dureront ces travaux ? Encore heureux que ce lycée bien connu pour ses grèves spontanées est resté calme devant cette intenable situation. Signalons à toute fin utile,que ce genre de travaux peuvent bien être effectués de nuit comme cela se fait dans tout les pays respectueux des écoles.

Omar Soualah