Vente aux enchères houleuse

La semaine dernière, une vingtaine de citoyens ont voulu empêcher le commissaire-priseur de procéder à la vente aux enchères de locaux, prétextant qu’il ne « peut pas vendre leur bien ». Ces derniers brandissent, pour la plupart, des décisions émanant de l’APC. Le représentant de l’Etat, accompagné du directeur de l’Agence foncière de Tizi Ouzou assistés d’un huissier de justice, a tenu à informer les présents que ladite décision « est nulle et non avenue » tout en rappelant la loi 90/25. Les propriétaires croyant être dans leur bon droit ne l’entendent pas de cette oreille et vont jusqu’à contester la mise à prix, fixée conformément à la réglementation. Ces locaux de la contestation sont situés sur la place du marché, plus précisément aux bâtiments appelés « Ounougnene » et sont au nombre de trente à usage commercial, dix locaux de services ainsi que six logements. S’adressant aux « révoltés », le commissaire, chargé de la vente, leur dira : « Vous avez été induits en erreur.

Je ne veux pas vous aider à persister dans cette voie ». Insistant sur la légalité et mettant en garde contre toute forme de rébellion, un élu de l’APC actuelle, présent sur les lieux, nous a assuré que « certaines décisions, n’ont pas été soumises à l’Assemblée pour délibération », ce qui les annulerait de fait. Le représentant de l’Etat a exhorté l’assistance à le laisser mener sa mission à bien mais il a fini par déclarer les mises en vente « infructueuses ». Par ailleurs, nous avons appris que certains locaux ont fait l’objet d’une double ou même triple décision d’attribution. Le clientélisme et la démagogie sont passés par là. Tant que ces locaux et logements ne seront pas attribués à leurs propriétaires légitimes, d’autres interférences peuvent surgir et compliquer davantage une situation qui aurait pu être clarifiée si la transparence, cheval de bataille de tous les candidats au poste de maire, avait prévalu.

Nacer B.