Il était vraiment temps, étant donné que plusieurs sites historiques inspirent une grande désolation au vu de leur détérioration.
Il est tout de même possible de sauvegarder ce qui en reste avant leur disparition définitive à la suite de lustres de négligence et de l’absence d’entretien.
Ainsi, le service de la culture ne compte pas lésiner sur les moyens financiers et mettra le paquet s’il le faut, car il est question de sauver et restaurer nos plus beaux endroits historiques, sources idéales pour le tourisme et son essor à l’avenir. Dans la région sud de la wilaya de Bouira, il s’agit d’enrayer la destruction effrénée des vestiges romains où subsistent encore des traces de fragmentation du fort, murailles, forums et le fameux temple de l’antique Anzia, actuellement Sour El Ghozlane. Bien qu’il ne reste de l’antique Anzia quelques inscriptions latines et quelques gravures de valeur, cela n’empêche qu’aux environs se trouvent des sites archéologiques, tels les vestiges d’un fort romain à Hadjra Ezzerga, à El Hakimia et à Bordj O’khriss.
Il y a également un autre lieu hautement historique et impressionnant par la puissance de son symbole dans cette région et il convient de citer l’endroit qui nécessite une remise à neuf, parce qu’il représente le triste lieu où le valeureux chef de guerre berbère Takfarinas a été abattu après des années de lutte et de résistance contre le pouvoir romain.
Le fort turc de Draâ El Bordj, situé dans la partie ouest de la ville de Bouira et non de moindre envergure que la direction de la culture a récupéré afin de le faire classer patrimoine national il fût construit sous le règne du Bey Hassan Corso, nécessite une réelle rénovation.
En outre, d’autres projets ont été retenus pour la réalisation d’un musée de l’histoire dans la ville de Sour El Ghozlane et l’ouverture officielle de la nouvelle Maison de la culture à Bouira et dont les travaux ont été achevés et la réalisation d’une annexe de la Bibliothèque nationale dans la même ville.
Fahem H.
