Les candidats du FFS aux élections locales continuent leur campagne de proximité à travers les communes de la wilaya de Bouira. Dans l’après midi du lundi, Ahmed Betatache, tête de liste du parti d’Ait Ahmed à l’APW de Bouira, a sillonné, en compagnie des candidats aux élections locales, de nombreux quartiers dans les localités de Selloum et Takerboust, dans la commune d’Aghbalou. À Selloum où une première halte a été effectuée, les candidats du FFS ont rencontré de nombreux citoyens et ont écouté les préoccupations d’un bon nombre d’entre eux. Un peu plus tard dans l’après midi, les candidats se sont rendus dans le village de Takerboust. Après avoir sillonné quelques quartiers, les candidats se sont retrouvés sur la place publique où un meeting populaire était prévu. Sur place, une foule compacte de citoyens attendait déjà le coup d’envoi du meeting. Après la minute de silence observée à la mémoire de tous les martyrs de l’Algérie, Ahmed Bouakline, candidat à l’APW, le premier à prendre la parole, a rendu un vibrant hommage aux militants du village, qui, a-t-il estimeé, ont défendu, «des causes justes». «Depuis l’avènement du mouvement national jusqu’aux récents événements du Printemps noir, de braves hommes se sont battus et se sont sacrifiés pour arracher des droits», a-t-il dit. Evoquant la nouvelle génération de jeunes militants, il fera remarquer que le FFS a ouvert les portes aux jeunes universitaires dont la moyenne d’àge se situe entre 33 et 38 et il a placé en eux une entière confiance. Ahmed Betatache est, quant à lui, revenu sur de brûlantes questions d’actualités telles que la cherté de la vie, le chômage en affirmant que le pays ne cesse de s’enrichir et que la population est plus que jamais pauvre. «Le pays dispose de 100 milliards de dollars de réserve de change mais la crise sociale s’accentue de plus en plus», a t-il expliqué. Le taux de chômage, ajoute t-il, n’est pas passé de 30 à 15%, comme on nous le dit, il se trouve que même les emplois fictifs sont considérés comme des postes d’emploi. «À cause de ce problème de chômage et en l’absence d’investissement qui pourra le générer, des jeunes chômeurs se suicident, se font exploser ou tentent de joindre l’autre rive de la Méditerrannée», a tenu à préciser. Abordant le sujet des élections locales, le candidat du FFS à l’APW avouera que la mission des futurs élus FFS ne sera pas du tout facile. A ce propos, il lancera un appel aux citoyens pour soutenir ces élus qui vont travailler et arracher des droits. Dans le même ordre d’idée, Saïd Derradj, n°2 de la liste APW, a appelé à son tour l’assistance à épauler les candidats du FFS aux élections locales. Le syndicaliste Zoubir Messaoudi a, quant à lui, tiré à boulet rouge sur le parti unique en rappelant à la foule les souffrances vécus par les populations des années durant sous le règne du parti unique. Ce dernier, expliquera t-il, a cassé la politique, a ruiné l’éducation et a fermé des entreprises. Il exhortera les citoyens présents notamment les jeunes à voter pour le FFS ou pour un parti de l’opposition. Le meeting du FFS s’est achevé sur un poème dédié à Ait Ahmed récité par Da Amar, un vieux militant du parti.
Djamel M.
