Karim Tabou, secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS) était en fin d’après-midi de vendredi le dernier hôte de la ville d’Azazga où il a animé un meeting populaire dans le cadre de la campagne électorale pour les prochaines élections. Les quelque 500 personnes qui étaient présentes se sont bien « régalées » du discours populiste que le représentant du parti a tenu. En bon orateur, Tabou a fait dans son discours un long tour d’horizon pour conclure enfin que le FFS est « le vrai parti de peuple ». Dans son analyse qui n’avait pas grand chose de politique, celui-ci a d’abord mystifié les députés puis les « politiques » pour reprendre son expression lesquels, a-t-il soutenu, oublient leur citoyenneté dès qu’ils arrivent à leurs fins « les politiques ont fait une grave erreur en croyant pouvoir faire de tous les citoyens des militants, c’est au contraire à ces politiques de devenir citoyens » a-t-il déclaré. Ce serait cet « oubli » dont sont coupables les différents politiciens notamment ceux de la coalition gouvernementale qui est, selon l’orateur, la véritable raison de la démobilisation populaire contre la chose politique. « Ils ne se rappellent du peuple qu’à l’approche des élections, les députés oublient leurs régions et leurs villages, à l’APW ils ne participent même pas aux débats… » Pour Tabou, il était préférable dans ce cas-là de boycotter les élections législatives comme l’a fait le FFS le 17 mai dernier. L’hôte d’Azazga a par ailleurs fait état d’existence de deux types de société en Algérie : l’Algérie officielle qui ne manque de rien et l’Algérie du peuple qui mange… de la « pomme de terre destinée aux… cochons ». Car selon Tabou, la pomme de terre importée du Canada est donnée à cet animal dans ce pays.
Le N°2 du FFS n’a outre pas raté l’occasion pour réitérer son défi pour le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni pour un débat concernant les « dépassements graves » dont aura été victime son parti au dépôt des listes de candidatures notamment à Sétif.
Karim Tabou a terminé en appelant la population à voter pour les listes du FFS. Cela même si l’intérêt de cette formation va au delà des élections du 29 novembre prochain a soutenu son secrétaire national lequel a eu du mal à convaincre l’assistance constitué des militants du parti, notamment, à le laisser partir. Tabou aura en somme marqué des points à Azazga en prévision de la prochaine échéance électorale.
M. O. B.
