Entreprises « Blanche Algérie » déjà des entraves

En effet, à peine est-elle créée qu’elle doit déjà faire face à la dure réalité de la bureaucratie qui a « coulé » tant d’autres, auparavant. Depuis l’ouverture des chantiers, au début du mois d’octobre, le jeune entrepreneur attend que ses situations lui soient payés.

Quant à ses employés, de jeunes chômeurs qui étaient heureux de trouver enfin du travail, il y a deux mois, ils voient leur enthousiasme décliner au fil des jours. Ils sont tout aussi désargentés qu’avant.

Des pères de famille, pour certains, ils menacent tout simplement leur employeur, de ne pas se présenter sur le chantier s’il continue à ne pas leur percevoir leurs salaires.

Ce dernier que nous avons rencontré, semble désemparé.

« Comme eux, j’étais chômeur, moi aussi. Ce qui revient à dire que je n’ai pas de capital, comme fonds de roulement. J’attends qu’on honore les situations que j’ai présentées à la DAS pour les régulariser » avoue le jeune entrepreneur qui a présenté ses factures depuis le 4 octobre, sans pour autant qu’un centime ne soit versé, sur son compte bancaire. Pire encore, il nous apprend que les situations qui devaient être envoyées sur Alger, seraient, toujours, en train de stagner, dans un bureau à Tizi Ouzou. Ce qui accentuerait encore plus l’attente. Les ouvriers, inquiets à un mois de l’Aïd, ont décidé de reporter le débrayage, de quelques jours, encore, avant d’aller chercher du travail, ailleurs. Ils ne reviendront, disent-ils, qu’une fois qu’on leur aura payer leur dû.

Ce qui mettra leur patron dans une mauvaise posture, lui qui leur a assuré une couverture sociale, pour une période de neuf mois. Cette façon de traiter les bénéficiaires de cette opération, annoncée pourtant en grande pompe, n’encourage nullement les futurs candidats à la création de petites entreprises de travaux d’intérêt général. Des résultats obtenus par celles qui sont déjà sur le terrain, dépendra la réussite de toute l’opération à l’échelle nationale. Les responsables à tous les échelons devraient suivre de plus près l’évolution de ces entreprises afin d’aplanir les difficultés, au fur et à mesure de leur apparition. De cette façon, ils rendront l’opération « Blanche Algérie » plus crédible et de ce fait, ils attireront de nombreux jeunes qui y adhéreront en toute confiance.

Nacer B.