Elle serait localisée au niveau des grandes artères au détriment des quartiers périphériques dont les locataires ont témoigné leur mécontentement, en s’adressant à l’APC. Tout comme la cité des 24 Logements, celle des enseignants plonge dans le noir, dès la nuit tombée.
Si la plupart des quartiers de la ville, les habitants de la cité des enseignants, reléguée au second plan, n’en profitent guère et se plaignent d’être ignorés par cette opération. Ils se contentent d’admirer de loin ces privilégiés, résidant à quelques mètres seulement de leur quartier. L’école primaire mitoyenne n’est pas mieux lotie. « C’est comme si on s’était mis d’accord pour nous laisser dans le noir », nous dit en colère un locataire qui, pour appuyer ses dires, nous informe que « au lieu de réparer les lampadaires existants, l’APC en a démonté un, pour mieux éclairer un autre ensemble d’habitations ». Quant au luminaire destiné à éclairer l’école, il attend désespérément qu’on lui change l’ampoule grillée, depuis des lustres.
Touchés dans leur fierté, les locataires se sont rendus à l’APC pour réclamer leurs droits. Des promesses pour remédier à la situation le plus tôt possible, leur ont été faites. Ce qui accroit leur courroux est le fait que leurs réclamations demeurent sans suite, jusqu’à aujourd’hui. Doivent-ils attendre l’arrivée de la nouvelle assemblée pour qu’on daigne les traiter sur le même pied d’égalité que tous les habitants de la ville ? Ils refusent qu’on leur parle de budget insuffisant et avancent que « rien n’oblige l’APC à opter pour des lampadaires luxueux très chers, si l’enveloppe allouée à l’éclairage public ne permet pas d’éclairer tous les quartiers. Elle aurait dû (l’APC) s’en tenir aux dépenses ». Par ailleurs, le chemin qui mène à l’école du centre ressemble plus à une piste forestière qu’à une rue située en pleine ville. Ensemble, les habitants de la Cité des enseignants et la Direction de l’école ne demandent qu’un chemin carrossable et de simples lampadaires.
Ils méritent un peu plus d’égards de par leur noble fonction et leurs droits de citoyens à part entière. Il n’est pas vain de rappeler que l’éclairage public concoure à assurer la sécurité des biens et des personnes. C’est aussi une des responsabilités qui incombe à l’APC.
Nacer B.
