Heurts au niveau de l’avenue principale

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l Une partie de la population en colère jette les urnes dans la rue et bloque celle-ci à l’aide de pneus brûlés et autres blocs de granit. Les habitants de Dellys ont fait parler d’eux, ce jeudi, pas en tant que votants mais plutôt comme des citoyens faisant valoir, chacun à sa manière, le droit aux secours d’urgence suite aux récentes crues dévastatrices. En cette journée du 29 novembre 2007, l’avenue principale de l’antique Russucurus était en ébullition. Juste après l’ouverture des bureaux de vote, particulièrement au lieu-dit Beau-rivage jouxtant le siège de l’APC, des groupes de jeunes se donneront le mot pour empêcher le déroulement des élections APC et APW. Alors, on prend d’assaut un CEM de la Haute Casbah de Dellys. Certaines bandes de jeunes jettent les urnes dans la rue pendant que d’autres criaient en chœur : “Où sont les secours promis par les autorités”. Pour ces jeunes en colère, on ne peut voter lorsque des dizaines de famille — ne pouvant regagner leurs maisons inondées par les eaux en furie — sont obligées de passer leurs nuits chez des proches ou amis. Pressentant qu’elles font face à une grande turbulence, les brigades de la force publique sont intervenues en usant de bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants. Les urnes sont remises à leur place suite à cette intervention musclée des policiers. Mais le vote sera empêché par les manifestants puisqu’en début d’après-midi le wali Ali Bedrici s’est rendu encore à Dellys, en ce jour de vote. L’on croit savoir que le premier responsable de Boumerdès a pu, suite à cette seconde visite en moins de trois jours, rétablir le calme dans ladite contrée en promettant une prise en charge efficiente dans les meilleurs délais et de toute urgence aux familles sinistrées. En fin d’après-midi, la très maigre proportion de votants aurait profité aux indépendants.

Salim Haddou

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