l Tout au long de la RN 05 traversant la commune de la gare Aomar, située à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya et ce jusqu’au lieu dit Kalous, les usagers de ce tronçon sont sans doute attirés par les costumes traditionnels et les produits artisanaux exposés de part et d’autre sur le bas-côté de la chaussée, et ce sur plus d’une dizaine de kilomètres.
En effet, ladite commune est connue par cette lignée de baraques spécialisées dans la vente des robes et des costumes kabyles.
Chaque couleur, chaque forme et chaque broderie sur ces costumes évoquent une région de notre belle Kabylie.
On y trouve alors des robes de toutes les couleurs brodées ou teintées selon la tradition de chaque village.
Devant ces cabanes, des voitures de différentes immatriculations stationnent pour visiter le lieu et admirer les costumes de nos grands-mères.
Cependant, à défaut de parking de voitures, les passagers trouvent du mal à goûter cet art étalé au bord de l’autoroute.
Certains préfèrent l’admirer de loin en évitant le casse-tête du stationnement et de se bousculer dans ces petites pièces préfabriquées.
En quittant la gare Aomar pour aller à Kalous, des bazars à ciel ouvert offrent aux passagers un véritable spectacle.
Tous genres de produits artisanaux y figurent laissant l’acheteur dans l’embarras de choix. Vaisselles, poteries, figurines et paniers en osier jonchent le sol.
Des produits qui semblent nous raconter l’histoire d’amour qui reliait nos aïeuls à la nature, la simplicité et la beauté de la vie des ancêtres.
En somme malgré l’absence totale d’une prise en charge de ces unités artisanales qui demeurent la fierté de cette région, ces espaces sont très fréquentés par les estivants, en particulier, les émigrés et les étrangers.
Quant aux vendeurs, qui sont généralement des artisans, rencontrent plusieurs problèmes.
« L’absence des locaux et d’atelier est le vrai problème qui neutralise notre commerce durant le reste de l’année. nous ne pouvons pas exhiber nos produits à ciel ouvert en hiver, car les intempéries abîment les objets », nous explique l’un des artisans.
Pourquoi les autorités ne prennent-elles pas en charge cet art traditionnel ? s’interroge-t-il.
En effet, un centre commercial à titre d’exemple qui regrouperait tous les artisans de la région sera sans aucun doute un investissement et pour les autorités et pour ces artisans.
Un tel bâtiment sera également la destination des centaines de visiteurs préservant assurément cet art artisanal, témoin de notre civilisation.
B. D. B.
