«Des blocages de la part de certains responsables au niveau de la wilaya, nous entravent dans notre mission de prise en charge des problèmes socioéconomiques des citoyens et leur harcèlement sur les élus représente un cas particulièrement flagrant d’abus d’autorité et de hogra». Ainsi a commencé le P/APC de Souk El Tenine, la conférence de presse qu’il avait organisée dans la matinée du dimanche dans son bureau. Outre son exécutif communal et le 1er secrétaire local du FFS, il y avait aussi les P/APC des communes voisines et le secrétaire fédéral de son parti. C’est l’affectation des campings aux services des domaines qui a fait sortir le maire de ses gongs pour dévoiler les «manigances», comme il aime à les appeler, des responsables qui sont derrière «les tentatives d’humilier et se jeter le discrédit sur la composante élue de la commune et qui d’ailleurs se reconnaîtront». En présentant à chaque fois un dossier pour tout problème soulevé, M. Rabhi Ali a beaucoup insisté sur le cas des camps de toile dont il se dit spolié par l’autorité de wilaya au profit des domaines. En relatant la genèse de l’affaire, il déclare avoir respecté les lois de la République en procédant d’ailleurs à la création officielle de ces campings et en lançant un avis d’appel d’offres en décembre de l’année écoulée et pour lequel 9 plis sont toujours dans son bureau. Il n’arrive pas à comprendre pourquoi «le wali s’est ravisé, après nous avoir demandé de mettre en adjudication ces camps, en nous instruisant officiellement de surseoir à cette opération jusqu’à leur mise en conformité avec la réglementation en vigueur. Pourquoi se contredit-il en l’espace de 45 jours alors que c’est sa secrétaire générale qui avait signé les arrêtés de leur création. «En dénonçant» le caractère arbitraire de cette mesure», le P/APC dévoile aussi les fautes de procédure faites par les services des domaines qui ont commencé par «l’installation d’un bureau illégal d’ouverture des plis et la mise en adjudication de terrains, dont les surfaces ne sont pas conformes à celles créées par la commune donc des campings non mis en conformité avec la réglementation soit non crées. Et enfin le comble, c’est l’attribution de 3 campings à 2 adjudicataires redevables à la commune alors que le 2e alinéa de l’article 2, du cahier des charges exclut expressément toute personne n’ayant pas honoré ses précédents engagements contractuels envers la collectivité territoriale concernée. Il se trouve que ces 2 personnes venaient d’être expulsées par un huissier de justice des campings qu’ils occupaient auparavant illégalement». Les salaires des élus qui ont été à l’origine d’un quiproquo entre la wilaya et l’APC ont été assimilés à un harcèlement honteux de la part de la wilaya par le conférencier qui justifie le maintien des salaires de son vice-président et son délégué spécial par le rappel de la réglementation en vigueur en la matière qui oblige l’administration à verser à un élu détaché la même rémunération mensuelle perçue dans son emploi d’origine dans le cas où l’indemnité prévue est inférieure à son salaire. Pour étayer ses propos quant au blocage avéré des responsables, il met en exergue l’entrave du chef de daira dans une opération de récupération d’un bien immobilier indûment accaparé par un particulier qui a eu pour effet d’occasionner des frais financiers dont la collectivité aurait pu faire l’économie car la justice a fini par donner gain de cause à la commune.Dans sa demande d’autorisation de réalisation d’une centaine de locaux pour les jeunes dans un terrain domanial, l’APC a été surprise de se voir refuser cette demande pour favoriser un particulier pour y implanter une station d’enrobage, projet d’ailleurs qui a été abandonné par la suite. Le refus d’extraction du TVO par l’APC, le blocage de l’achèvement d’un escalier urbain et la réalisation de 30 logements LSP, ont été aussi soulevés par M. Rabhi, qui s’interroge sur le but de ces pratiques d’une époque que nous croyons révolue.
A. Gana
