Installées au lieu-dit Bouyilef, en bordure de la RN 12, les batteries de l’artillerie classique se sont mises aussitôt à cracher fer et flammes sur de nombreuses zones suspectes, comme le poste 9 (appellation coloniale) et Issoudan.
A intervalles réguliers, les forces héliportées lançaient elles aussi des obus incendiaires de gros calibre en amont sur les collines environnantes.
Tapies dans les sous-bois, au pied de ses monts, d’autres soldats de l’ANP supérieurement entraînés, a-t-on signalé, quadrillaient lors de cette opération les principales issues du vaste maquis.
A l’heure actuelle, aucun bilan officiel de cet engagement militaire n’est disponible mais l’on parle déjà de la récupération par l’armée de pièces de heb-heb (mortier artisanal) en plus du désamorçage d’au moins une dizaine de bombes artisanales.
Le même décor est particulièrement planté dans les monts voisins de Ghzerwal où les détachements locaux de l’armée sont en passe de parachever le nettoyage des anciens maquis islamistes entre autre ceux de Chouabeth Lalla Ouda, Ouled Abdellah et Ouled Ben Saâda.
Pour s’installer dans ces zones escarpées et surveiller les alentours — après la neutralisation d’une dizaine de terroristes dont un émir au total, en moins de deux mois. Les forces de l’ANP procédent depuis quelques semaines au déminage des sentiers à l’aide de gros engin. L’installation de campements dans cette zone de guerre. L’un des premièrs territoires « occupés » par les hardes islamistes, renseigne tangiblement sur la farouche volonté des forces de sécurité d’en finir avec le terrorisme. La capture par ailleurs de trois terroristes, au début de cette semaine ne fut pas un épisode sans lendemain.
Juste après, les forces combinées de sécurité ont fait mouvement vers les maquis avoisinants de Si-Mustapha, Zaâtra et Legata. L’exploitation des aveux soutirés à tout islamiste arrêté peut donner un essor à la lutte anti-terroriste
Salim Haddou
