Et si ce n’était pas vrai ?

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Par Nacer Mouzaoui

Ces pollueurs se recrutent surtout parmi les grands industriels qui, chaque mois, déversent des millions de tonnes de déchets dans les mers, les océans quand ils ne les enfouissent pas sous terre. Il semblerait même qu’il existe de par le monde des Etats-poubelles, c’est-à-dire des Etats dont les gouvernants ont accepté que des multinationales enterrent leurs déchets, souvent radioactifs, dans le sol de leur territoire. Ces cris de détresse sont justifiés quand on sait quels dommages a subis l’environnement. Mais depuis bientôt vingt ans, un autre cri a été lancé ; il concerne la destruction de la couche d’ozone qui protège notre planète des rayons ultra-violets susceptibles de mener l’humanité, la faune et la flore vers une irrémédiable apocalypse. Il est question d’un trou dans cette couche qui s’est formé au-dessus de… l’antarctique. Trou qui aurait été provoqué par des gaz émanant des cheminées des usines. Mais ce sont surtout les CFC ( chloro-fluoro-carbures) qui sont mis à l’index. Les CFC sont des molécules utilisées universellement dans l’industrie du froid, dans les emballages et les bombes aérosols. Parallèlement à ce grand rush médiatique, concernant le trou dans la couche d’ozone et la cause de son existence, quelques hommes de science ont élevé la voix à leur tour pour apporter un démenti et avancer une thèse aux antipodes de la première. Selon eux, ce trou n’est pas apparu en 1985 et les CFC n’ont rien à voir avec son apparition puisqu’il est là depuis très longtemps. On connaissait son existence avant même l’utilisation des CFC ! Toutes ces affirmations avec toutes les explications qui les accompagnent sont consignées dans un ouvrage de 288 pages écrit par Rogelio Maduru et Ralf Schauerhamer, deux journalistes dont l’ouvrage (édité en 1992 sans la moindre campagne médiatique) a été préfacé par Haroun Tazieff.

Les auteurs ironisent longuement sur le fait que ce trou soit apparu au dessus de l’Antarctique loin de toute usine et industrie polluantes, susceptibles de provoquer réellement des dégâts environnementaux.

Selon les deux auteurs, cette histoire de trou dan la couche d’ozone a été inventée par quatre géants de la chimie : Du Pont et Allied Signal, deux sociétés américaines, Atochem, une française et une Japonaise Showa Denko. Selon eux, ces quatre multinationales ont investi énormément dans la découverte d’un nouveau système de réfrigération. Pour récupérer leur argent et réaliser, par la suite, de gros gains, elles devaient commercialiser très facilement leur découverte. Pour cela, il fallait que l’ancien système, celui s’appuyant sur les CFC, soit non seulement désuet mais perçu comme étant trop dangereux. Dangereux pour qui? Pour toute l’humanité et la planète! Avec un tel argument, il est difficile de faire dans la résistance. Qui accepterait de voir se détruire la planète ? De plus, avec un tel argument, la communauté internationale est en droit d’intervenir pour interdire à quiconque d’utiliser les CFC. Non pas parce qu’ils sont dangereux mais parce qu’ils freineraient ou ralentiraient l’enrichissement du cartel en question.

En 1992 date de sortie de ce livre, les sociétés en question avaient déjà amassé une fortune colossale selon les auteurs du livre. « L’accord global interdisant la plupart des composés chimiques détruisant l’ozone provoquera un remue-ménage industriel qui pourrait bien, en dernière analyse, être grandement bénéficiaire pour les géants de la chimie(…). Les géants de la chimie ont déjà engrangé plus de 10 milliards de dollars de profits depuis l’interdiction des CFC” (p.227)  »

Ce dernier, pour arriver à ses fins, aurait utilisé les écologistes qu’il soudoierait à coups de millions de dollars. Dans ce livre, il y a aussi de troublants éléments de réponse à la lancinante question des sources de financement des écologistes et leur prétendue indépendance.

Quant au trou en question, il semble exister depuis des siècles, voire des millénaires et qu’il s’élargit et s’élargit et se rétrécit en fonction des saisons, avancent les auteurs du livre.

 » Le trou de la couche d’ozone s’élargit et se réduit en fonction des saisons. Et les deux auteurs écrivent :“La seconde atteinte à l’éthique scientifique, c’est dans l’effort puissant et soutenu- et couronné de succès- d’impressionner le bon public, lequel comprend les journalistes, les gens qui s’occupent des sciences et surtout les décideurs politiques, de nous montrer la photographie satellitaire de l’antarctique et de son “ trou d’ozone ” au mois d’octobre(…) sans nous souffler mot du fait que ce “trou” se rétrécit de semaine en semaine à mesure que le soleil (…) monte sur l’horizon. Dès décembre, “le trou”(…) n’existe plus.” (p.11)

Et Haroun Tazieff (mort en 1998) de conclure dans la postface de l’ouvrage :  » L’ozone stratosphérique n’est nullement menacé de disparaître. Ceux qui s’efforcent de le faire croire trahissent la vérité scientifique. Aussi longtemps que le soleil brillera et que notre atmosphère contiendra de l’oxygène, l’ozone sera continuellement régénéré « 

Il semblerait que les auteurs de ce livre n’aient pas tout à fait tort. Depuis une année, on lit un peu partout que le trou de la couche d’ozone s’est rétréci.( voir encadré).

Il est vrai que depuis quelque temps, on parle d’autre chose. Du réchauffement de la planète. Et comme le trou de la couche d’ozone est  » en train de se refermer « , il ne peut donc être mis en cause. Qui en est donc responsable ? Affaire à suivre…

N.M

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