Des atouts pour le développement agricole

D’abord, il faut dire que sa vallée s’étend sur des centaines d’hectares. Dans les années 70, des fellahs- actuellement à la retraite après avoir exercé au sein du domaine agricole Aïssat-Idir- nous ont signalés que les légumes récoltés dans cette plaine étaient vendus dans les importants marchés de gros du pays. Actuellement parmi les facteurs qui freinent cette relance se trouve la mise en service effective du barrage. « Il faudrait remettre en marche tous les équipements et réaliser des conduites d’eau pour l’irrigation. L’Etat doit s’impliquer en financant de telles réparations. Ensuite confier la gestion d’une coopérative qui gérera cette réserve d’eau » nous a confié un candidat aux élections communales et ex-cadre agricole durant les années fastes de ce secteur. Notre interlocuteur nous apprend aussi qu’il serait possible de créer d’autres coopératives agricoles spécialisées dans toutes les cultures, notamment maraîchères. Il nous dira également que toutes les aides devraient alors être contrôlées. L’arboriculture et la réalisation de chapelles (grandes serres) ne seront pas en reste. En parlant d’arboriculture, une femme vient de lancer un verger d’environ trois mille pommiers et poiriers. L’autre volet en mesure de réussir dans la région reste oliveraie. Il ne faut pas oublier que cette commune possède des terres susceptibles de donner de bons rendements à condition que ces plantations subissent un suivi régulier des services agricoles. De ce fait, il faudrait réfléchir au moyen de lancer une coopérative oléicole qui commercialisera ce produit. Actuellement les oléiculteurs souffrent énormément de ce manque, à telle enseigné que les petits fellahs vendent leur huile à des prix dérisoires surtout quand la saison est prolifique. Le développement de l’élevage est un autre atout. Pour le moment, les petits éleveurs sont confrontés à beaucoup de problèmes tel celui de l’obtention d’un certificat leur permettant d’écouler leur lait.

En définitive le secteur agricole est le seul qui pourrait non seulement permettre l’autosuffisance alimentaire mais surtout réduire le taux de chômage qui va crescendo.

Amar Ouramdane