La réhabilitation de lignes par les Issers : une nécessité

Depuis maintenant près d’une décennie, il y a presque un bus toutes les dix minutes à destination de Tizi Ouzou quoique le manque ne soit enregistré que les samedis matins quand les étudiants rejoignent l’université.

Etant au carrefour de deux autres wilayas (Bouira et Boumerdès), ces deux lignes ne sont pas bien desservies. Pour se rendre aux Issers ou à Bouira, il faudra faire des haltes soit à Tizi Gheniff pour la première destination soit à Aomar pour la seconde alors que le direct peut être mis en place. Le mouvement associatif, comme nous l’avons relevé dans les programmes électoraux, insiste sur la réhabilitation notamment de la ligne vers Alger en passant par les Issers. « Pourtant, dans les années 70 et jusqu’à la fin des années 80 des bus assuraient cette ligne. Il est très important de réhabiliter cette ligne. C’est un gain de temps et d’argent », dira un voyageur.

Aujourd’hui, pour se rendre à Alger le voyageur doit transiter par Tizi Ouzou. « On peut remettre en service cette ligne, mais il faudrait qu’il y ait des demandeurs », nous a confié un candidat à l’APC. Certaines personnes ne parlent pas seulement de cette réhabilitation : elles vont encore plus loin.

« Il est temps d’activer la réalisation d’une gare routière. Pourtant, nous avons entendu qu’un terrain a été choisi pour un tel projet. On n’en sait plus rien maintenant », a ajouté un membre du mouvement associatif. Les voyageurs vivent aujourd’hui le calvaire. « Il n’y a même pas un lieu pour s’abriter de la pluie ou du soleil. Nos parents nous racontent que Draâ El Mizan avait un petit lieu dans les locaux de la SNTV. Depuis la disparition de cette société étatique de transport, il faut attendre devant la mosquée. On se demande s’il n’y a pas un moyen d’ouvrir un local pour accueillir les voyageurs », nous a répondu cette étudiante accostée devant la mosquée. En tout cas, un tel projet n’apportera pas seulement du confort aux usagers des transports publics, elle créera aussi des emplois lorsque l’on sait qu’il y aura des buvettes, des tabacs à journaux… A quand donc une telle gare ? Telle est la question que se posent les voyageurs et autres citoyens de la région.

Amar Ouramdane