Les locaux commerciaux en attente

Nous ne cessons de le souligner : le développement du chef-lieu de la municipalité d’Aït Yahia Moussa ne serait possible qu’à condition de récupérer des terres du domaine forestier. Cette commune est confrontée au manque criant d’assiettes foncières. Certes, une démarche a été menée par l’exécutif sortant pour annexer des sites forestiers, mais cela n’est pas encore réalisé entièrement, tout comme les autres communes du pays ont bénéficié des programmes de réalisation de locaux commerciaux ainsi que le stipule le programme du président de la République. Pour le moment, cela reste au stade embryonnaire. Nous avions à maintes reprises rapporté dans ces mêmes colonnes que des locaux seront réalisés à Oued Ksari (centre) et même à Tafoughalt. Selon les informations recueillies auprès des élus sortants des terrains étaient déjà choisis, à l’image de celui situé à la sortie du chef-lieu en allant vers Tizi Ouzou.

Quant au concret, il n’y en a pas. Ces retards seraient dus en partie au manque d’entreprises réalisatrices. Il est donc attendu de l’exécutif sorti des urnes de l’élection du 29 novembre dernier la réactivation de ces opérations en vue de permettre aux jeunes de lancer des micro-entreprises ou encore des services de prestations. Il n’y a ni cybercafé ni bijoutier, seulement un coiffeur et peu de magasins, depuis plus de 30 ans. Quant au chômage, il a atteint une proportion alarmante dans cette municipalité où il n’existe aucune entreprise publique ou privée. En traversant le chef-lieu de cette commune, on ne peut voir que des jeunes qui luttent contre vents et marrées pour extraire quelques mètres cubes de sable à tamiser. En somme, l’espoir peut revenir si l’APC réussit à réaliser au moins 200 locaux pour ces jeunes chômeurs. « Etant un programme financé directement par la wilaya, on ne demande que son lancement », estime un réparateur radio-télévision qui n’a rien pour lancer cette activité pour laquelle il s’est sacrifié afin d’obtenir son diplôme. Elus à vos marques !

A. O.