Selon des informations rapportées par la presse nationale, la Brigade mobile de la police judiciaire BMPJ de Bachdjerrah a informé Ali Benhadj, numéro 2 de l’ex-FIS, que son fils Abdelqahar » est recherché par les services de sécurité. » Cette opération d’investigation lancée par les éléments des forces de sécurité se base sur des révélations faites par » deux terroristes arrêtés ces derniers jours à Alger et à Tizi Ouzou,” précisent les mêmes sources. Les aveux de ces deux adhérents à Al-Qaïda aux pays du Maghreb, ont souligné qu’ils » font partie d’un réseau terroriste dont Abdelqahar Benhadj faisait partie. » Cette cohorte de terroristes active dans les monts de Boghni à Tizi Ouzou.
Lors de l’entrevue entre Ali Benhadj et les éléments de la Police judiciaire, l’ex-numéro 2 du FIS dissous, qui tenait toujours à la version selon laquelle « son fils a été enlevé par les services de sécurité », les responsables de la P J lui ont indiqué qu’il doit amener deux personnes « afin qu’ils apportent des éclaircissements et des témoignages sur le comportement de Abdelqahar « . Cette demande de la Police judiciaire a nourri le doute chez Benhadj et selon lequel son fils « serait entre les mais des services de sécurité », a-t-il déclaré. Le deuxième homme fort de l’ancien parti intégriste a ajouté qu’il se rendra à Tizi Ouzou dans le but de s’assurer de la crédibilité des aveux des deux terroristes arrêtés et notamment, « des conditions dans lesquelles, ils avaient fait ces aveux”
Interrogé, par ailleurs, s’il a gardé contact avec son fils, Benhadj a rétorqué qu’il ne savait rien de lui depuis sa disparition du domicile familial en octobre 2006. Apostrophé sur les photos de Abdelqahar en treillis militaire portant une arme de guerre, diffusées sur Internet par Al-Qaïda aux pays du Maghreb, Ali Benhadj a tout simplement nié, en déclarant que » ces images peuvent être fabriquées. «
Avec cet état d’esprit, les Benhadj sont rattrapé par le temps, le temps où Ali Benhadj prêchait la mort durant une quinzaine d’années et dont des centaines de milliers d’Algériennes et d’Algériens ont subi dans leurs chairs. Le môme Benhadj qui haranguait les foules de fidèles à Abassi et Benhdaj aux débuts des années 90 avait déjà l’intégrisme à fleur de peau.
M. M.
