Réhabilitation de la salle de soins

En effet, c’est en 1977 que cette structure sanitaire avait été inaugurée. Personne ne peut oublier les nombreux services qu’elle avait rendus à cette population. Les façades de cette unité de soins baptisée au nom du chahid Ahmed Mamache ont moisi au fil du temps en raison des infiltrations des eaux de pluie et autres conditions climatiques. Enfin, elle a été clôturée tout récemment. Cette clôture en dur est venu à point nommé maintenir l’intimité dans ce centre de soins où un infirmier du village y habite. En tout cas, dans une virée sur les lieux, de nombreux citoyens nous ont appris que cet infirmier jouit d’une grande popularité. « Il est toujours sur place. On peut l’appeler à n’importe quel moment », nous a dit une vieille femme venue changer son pansement. Certes, quelquefois, un manque est observé en ce qui concerne les pansements et autres produits pharmaceutiques utilisés pour le bon fonctionnement de cette unité de soins, mais l’infirmier ne ménage aucun effort pour l’approvisionner de l’hôpital de Draâ El Mizan dont elle dépend. Rares sont les centres de soins qui fonctionnent à l’instar de celui-ci. Une autre opération a été menée au sein de cette unité de soins : elle a été repeinte. Il n’échappe à personne de remarquer ce new look. Le médecin passe une fois par semaine. Ceci est considéré comme une bonne chose lorsque l’on sait qu’en raison de l’érosion du pouvoir d’achat et du chômage qui fait son intrusion dans ce village. « Aller chez un médecin privé reviendrait au moins à quatre cents dinars. On souhaite que des médecins soient affectes dans ces unités de soins. Les citoyens ne peuvent plus se soigner », déplore un citoyen du village. Avant de quitter la place du village dénommée « Escâtch N’zaouias », nous avons admiré ce merveilleux mémorial tout en marbre avec des lampadaires lumineux réalisé par le comité du village Tadukli à la mémoire d’un cheikh du village qui avait au cours du siècle dernier réglé un grand problème entre deux familles qui allait plonger le village dans un cycle de violence sans nom : il s’agit de Sidi Ahmed Boumhala.

Amar Ouramdane