Le rendez-vous est important et ne laisse pas en effet indifférents les Azazguis, certes la Coupe d’Algérie est loin de constituer un objectif pour le club cheurfaoui mais jouer les 32e de finale qui connaîtront l’entrée en lice des pensionnaires de la Division 1 fait rêver toute la région et non uniquement les supporters de l’OCA.
Il faut dire que l’Olympic Cheurfa Azazga s’il a réussi accession sur accession en dix ans à peine de son existence, n’a jamais, par contre, atteint un stade aussi avancé dans cette compétition de Coupe d’Algérie, disputer les 32e constituera une première historique pour cette formation créée, rappelons-le, en 1998. Donner la réplique à une équipe de la D1 tient déjà en haleine le Tout-Azazga, on imagine par exemple une explication JSK-OCA ou OCA-MCA, sinon se disent les Azazguis “si le tirage nous évite une grosse cylindrée, on tentera d’aller plus loin encore”, c’est ce que en somme et pour revenir au match de cet après-midi, celui-ci ne constitue pour plus d’un Cheurfaoui qu’une simple formalité. On pense en effet que Takamara et ses camarades ne feront qu’une bouchée de leur adversaire du jour, les fans et les inconditionnels de l’OCA croient en tous cas, dur comme fer aux chances de leur équipe. Il est vrai en effet que la bande de l’entraîneur Hamid Meziani affiche une belle forme depuis quelques temps en championnat, cela contrairement au CRB Bordj El Kiffan, club évoluant, pour rappel, dans la même division que l’OCA (Régionale I) qui ne carbure pas à plein régime, on doit reconnaître que les Banlieusards d’Azazga parlent légèrement favorites, mais gare toutefois à l’excès de confiance, un match de football n’est jamais gagné d’avance. Et puis les Algérois de Bordj El Kiffan doivent eux aussi avoir à cœur de se qualifier. A vrai dire Aït Ameur, le capitaine cheurfaoui et ses amis semblent être conscients et bien déterminés pour arracher cette qualification qui tient toute une région en haleine.
L’OCA a là une belle occasion d’exaucer le rêve de ses supporters qui tiennent plus que jamais à cet exploit, Hamid Meziani et ses poulains ont aussi une opportunité inouïe pour inscrire leurs noms dans les annales du club. Ils doivent donc être hypermotivés, cela même s’ils le sont déjà rien qu’à l’idée “d’entrer dans la cour” des grands avec une probable confrontation avec une formation de l’élite du football national.
Il est clair en tous cas, que Larabi Gherbi, Salhi et les autres feront toutpour faire durer l’aventure dans cette épreuve qu’on qualifie de “populaire” et ce n’est nullement pour rien. De toutes manières, les Azazguis en savent maintenant pourquoi ils ne pourront pas s’empêcher de tendre l’oreille cet après-midi du côté de Bordj Menaïel, le cœur serré.
M. O. B.
