Désœuvrement attend développement

Créée en 1984 à la faveur du découpage administratif, sa superficie est estimée à 145 km2. La vocation agropastorale sied à la région du fait qu’elle est confortée par la présence de 8 266 hectares de terres arables et 4 280 hectares de forêts. D’autres reliefs constitués de zones montagneuses conviennent aux pâturages. Quelque 11 000 âmes y trouvent refuge dont la moitié est concentrée sur la périphérie du chef-lieu de la commune. Les jeunes des localités de Mesdour endurent le chômage et ses contre-coups qui sont l’oisiveté et ses dangers. Comment les faire sortir de ce malaise dans lequel ils stagnent, faute de perspectives réelles de développement.

Le projet de 100 locaux commerciaux dans chaque commune à réaliser avant 2009 lancé par l’Etat afin de permettre à des jeunes désœuvrés de pratiquer une activité commerciale n’est pas prêt de s’accomplir pleinement. Nous savons fort bien que l’isolement de la commune de Mesdour et particulièrement ses villages, ne facilitent pas un développement dans l’immédiat et que c’est une entreprise de longue haleine, mais au moins il faudra assurer le minimum vital pour quelques villages considérés comme complètement reclus du monde extérieur, à l’instar de la localité de Krariche.

L’aménagement du territoire de la commune de Mesdour est loin de parvenir à la cohésion d’un ensemble qui rendrait l’environnement attrayant pour les investisseurs.

Le grand vœu des jeunes chômeurs de Mesdour est de voir se réaliser un jour des projets de développement. Il est vrai que les fameux programmes des Hauts-Plateaux intègrent dans leur vision de développement dix communes de la région sud de la wilaya de Bouira, parmi elles Mesdour. Seulement, la nature des projets à accomplir n’est pas visible. Attendons pour voir…

Fahem H.